Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

04/05/2006

04/05/06 - 03:27

Sur la victoire du Barça, des polonaises en Erasmus, et les fictions post apocalyptiques

Ma mère n'est pas en grande forme ces derniers temps. Je lui consacre donc l'esssentiel de mon séjour barcelonnais. J'avais néanmoins réussi à reserver cette nuit pour aller rejoindre mes amis du lycée autour d'une bierre, et surtout, décompresser un peu. Peine perdue. Avec l'habilité qui la caractérise, elle a réussi à se joindre à la fête.
J'arrive donc vers 21 h au bar où j'ai pris rendez-vous, accompagné de ma mère. Mes amis ne sont pas plus surpris que ça. L'habitude. Pour la Première de ma soeur, elle nous a accompagné dans la boîte la plus branchée-underground de Barcelone jusqu'à 6 heures du matin, et prétendait enchaîner ensuite sur un after. Bref, j'arrive au bar, où regne une ambiance de folie. Le Barça est sur le point de remporter le championnat et il faut être espagnol pour imaginer ce que ça peut représenter comme ambiance. Quelques minutes après notre arrivée, le sifflet de l'arbitre met un point final au match Valence-Majorque, emportant ainsi les derniers espoirs des valenciens de nous rattraper au classement. Le Barça est champion. La fin du match au Camp Nou importe peu. Une marée humaine bruyante et ivre se dirige lentement mais sûrement vers l'épicentre barcelonnais, la fontaine des Canaletes en haut des Ramblas.
Nous nous fondons dans la masse. Même ma mère est là, un peu mal à l'aise au début mais vite amusée par la situation. On chante, on crie, on saute de partout. On insulte abondament Madrid, et je ne peux m'empêcher de penser que la guerre civile en ex-yougoslavie a commencé avec un match de foot. Au bout d'un moment, il fait soif, et on s'écarte un peu à la recherche d'un vendeur clandestin de bierres. Normalement, il y en a à chaque coin de rue, mais la dernière campagne de la mairie a malheureusemnt du être efficace. A quoi ça sert d'être enfin européens et prétendument civilisés si on ne peut plus acheter de la bierre dans la rue?
Entre la fête du barça et l'envie d'alcool, c'est la deuxième qui l'emporte, et on finit dans un bar, à commander des pintes. Dès le début, l'ambiance est gâchée par deux polonaises qui attirent visiblement le regard de mes amis. Je me retrouve en tête à tête avec ma mère, pendant que les autres draguent éhontément. On décide finalement de rentrer tout les deux, mais pendant qu'on était dans le bar, l'ambiance dehors s'est considérablement dégradée. On traverse des Ramblas devenues une sorte de ville à la Mad Max. Ça et là, on fait brûler des poubelles dans le meilleur des cas, des vélos et des motos dans le pire. J'hallucine complet, et ma mère n'em parlons pas. J'essaie de sembler blasé et désinvolte, et je la serre fort contre moi, pour la rassurer. Mais lorsqu'une bagarre éclate à quelques mètres, je ne peux m'empêcher d'accellérer le pas. On réussit à se dégager de la foule, et on passe devant des CRS impassibles. Il est vrai que s'ils intervenaient, ça risquerait de dégénérer davantage. Par je ne sais quel miracle, on tombe sur un taxi rédempteur, qui nous ammène à la maison, et je retrouve mon cher ordinateur.

commentaires

04/05/06 - 19:39

Pour les Polonaises et l'attrait indéniable qu'elles exercent sur la gent hétéro, le secret est de s'en faire des amies, elles sont très rigolotes dans ce cas.

01/09/07 - 16:55

Les folles nuits barcelonaises... et ça doit bien chauffer effectivement lors des soirées de victoires du barça !

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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