Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

09/04/2006

09/04/06 - 17:51

les martyrs, les casseurs, les traîtres, et la politique de proximité

On me l'avait dit cette semaine, je ne l'avais pas cru, je suis allé le vérifier avec mes yeux :



Aujourd'hui, place capitole, un énorme drapeau rouge-jaune-violet tronnait sous le balcon présidentiel pour le 75 ème anniversaire de la seconde république espagnole. Et dire qu'il a fallu que je vienne en France pour en voir sur des bâtiments institutionnels!
C'est à la limite de l'incident diplomatique, mais Moudenc, maire UMP de Toulouse et beaucoup plus intelligent que son prédecesseur (l'actuel ministre étranger aux affaires), beh il sait très bien ce qu'il fait. Il a invité toute la Casa de España, influente association d'immigrants espagnols, à un grand banquet républicain. Première victime de cette manoeuvre, Alain Fignola, maire socialiste de Balma et lui même fils de républicains espagnols, qui n'a pas été invité malgré les liens historiques entre la mairie de Balma et l'association...
J'adooooooore la politique.

Sur la même place, quelques mètres plus loin, un triste incident attire mon attention. Une poignée d'anti blocage ont organisé un rassemblement. Malgré le caractère soit disant apolitique du mouvement, il suffit de voir l'âge moyen des assistants et de lire les panneaux pour comprendre par qui ils sont télédirigés:
Bloqueurs = Casseurs
Halte aux méthodes fascistes
etc.

Evidemment, de nombreux branques du mouvement anti CPE sont assez bêtes pour se faire avoir par une provocation aussi évidente. Des insultes fusent. Bousculades, et enfin, face à face. Entretemps, on a été chercher des armes. Les oeufs et les tomates ont remplacé les insultes. Bon, les anti blocage ont enfin ce qu'ils cherchaient :des belles images de martyrs pour envoyer aux rédactions. Ainsi, la ménagère, après avoir pleuré sur les pauvres petits à qui on veut imposer un contrat précaire, pleurera sur les pauvres petits à qui on empêche d'étudier.
Voilà ce qu'a réussi le gouvernement avec ses hésitations : à radicaliser le mouvement, à faire monter les tensions, à diviser les français. Bravo!
Quand aux extrémistes, pfff! Je trouve que c'est un comble d'empêcher les gens de manifester, aussi cons qu'ils puissent être. Bravo!
Bref, j'essaie de parler avec un patron qui a l'air un peu moins con que les autres. Mais difficile de discuter séreinement quand les projectiles vous tombent à quelques mètres : on est obligés de se rappeler à plusieurs reprises les règles minimales du discuter ensemble.
Enervé par la situation, je finis par partir. Le pire de l'humanité s'offre à mes yeux : le sourire béat du martyr, à l'orgueuil démesuré et insultant, et la méchanceté gratuite de celui qui est protégé par le nombre.
Je rentre déprimé et pessimiste.

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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