Sur des garçons en débardeurs, des soupes de tomate et la tension dramatique.
Hier j'ai symboliquement enterré l'hiver. Certes, je n'ai toujours pas sorti du placard les débardeurs, les pantacourt et les tongs. Certes, je ne me suis pas encore mis à courrir le long du canal pour perdre des kilos avant l'épreuve fatale du maillot de bain. Certes, je ne me suis toujours pas allongé sur le gazon des berges de la Garonne, vert de joulousie en constatant qu'en un seul jour, la peau d'Az prend une magnifique couleur dorée. Par contre, j'ai pris le premier gazpacho de la saison. Et ça, ça veut tout dire.
En effet il n'y a pas de plat plus estival que le gazpacho. Et aujourd'hui, plus la peine de passer une après midi à couper les tomates, les poivronset les oignons. Depuis deux ans, l'Espagne s'est rendue toute entière au dernier venu des gazpachos industriels, le gazpacho Alvalle (oui, je fais de la pub éhontée). Par je ne sais quelle obscure formule que je préfère ignorer, cette marque risque de renvoyer les gazpachos fait maison au rayon des oubliettes. Et depuis l'année dernière, on la retrouve dans tous les super marchés français! Bref, je nage dans le bonheur absolu.
Pour régler mes problèmes d'insomnie, il ne me reste qu'à imiter Carmen Maura dans "femmes au bord d'une crise de nerfs", et bourrer le carton de Lexomil.
PS : pour ceux qui gardent l'âme d'un cuisiner, et préfèrent le préparer soi-même, vous n'avez qu'à regarder ce film. Almodóvar réussi le tour de force de faire scander lentement la recette au moment le plus tendu. Quel génie!