Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

17/03/2006

17/03/06 - 11:39

De Molière, les lycéens, et une jolie rousse

Hier soir mon homme sortait s'amuser avec les camarades. J'avais donc la permission de minuit...
D* m'appelle le matin pour me proposer d'aller voir le Don Juan du théâtre du Pavé. Le coquin. Je parie qu'il rêve de revoir cette adorable rousse qui dans le mysanthrope était sortie sur scène les cheveux mouillés et une serviette de bain autour de la taille. D* avait failli s'évanouir. Bon, j'accepte de faire d'alibi culturel à ses intentions lubriques. Surtout que C* a poliment décliné l'invitation :"pfff... aller voir en 2006 une pièce du poussiéreux Molière". Beh moi j'aime bien le poussiéreux Molière, et Don Juan en particulier.
Bref, vers 20 heures on prenait nos places, et en s'asseyant, surprise, une rangée entière de lycéens devant et une autre derrière. Les lycéens me font vraiment triper, je pourrais passer des heures à les regarder apprendre les règles de notre société. La façon dont ils se dévisagent, dont ils sedraguent, dont les groupes se font et se défont, tous ses rituels souvent gros comme une patate m'intriguent et me plongent parfois dans la nostalgie.
Mais pas au théâtre. Putain ce qu'ils sont chiants! Le bogoss de devant moi, pour draguer ses deux voisines n'a pas arrêté de railler la pièce. Les filles aux rastas derrière jouaient les blasées, souspirs et pieds sur les fauteils. J'ai presque cru qu'elles allaient se rouler un joint. Pourquoi c'est si cool de tout mépriser?
Malgré ces quelques désagréments, la pièce n'était pas mal, et le poussiéreux Molière, toujours aussi efficace. Quant aux ados, on leur pardonne, on a tous été comme ça.

commentaires

18/03/06 - 08:25

"Jeune homme, si vous ne cessez pas, je vous roule une pelle." ça peut le calmer une minute ou deux, ou à plus long terme si son besoin de faire du charme auprès des filles cache un refoulement d'homosexualité.

19/03/06 - 20:05

beh.. euh... en fait même s'il n'avait que seize ans il faisait déjà une tête de plus que moi, donc je préfère éviter.

20/03/06 - 13:01

Miam, miam, slurp. :o)

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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