Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

12/03/2006

12/03/06 - 17:38

Pourquoi j'aime la province...

Je me lève ce matin la tête dans le cul, et pour une fois, no regret. La première pensée du jour n’a pas été «Cuando-coño-je-vais-apprendre-à-boire-moins-et-à-ne-pas-faire-le-ridicule-en-soirée». Ça faisait des semaines que je ne sortais pas tard, et putain, qu’est ce que ça fait du bien ! Et la journée d’hier a déchiré sa race !
Pourtant elle n’avait pas super bien commencé. La première activité prévue a tourné court. On voulait visiter le musée d’histoire naturelle, le seul de la ville que je n’ai pas vu, et je me faisais déjà une joie de me promener dans des grandes salles poussiéreuses à souhait avec d’inquiétants animaux empaillés et des squelettes de dinosaures (je sais, j’ai vu trop de film). Mais évidement la réalité nous a rattrapé : c’était fermé, bâtiment en travaux.
Az semble ravi. Je lis dans son regard une envie d’aprèm cocooning devant la télé. Télé mon cul. Si tu crois que tu vas t’en sortir comme ça. Je me rabats sur une roue de secours. La dernière fois, j’avais pas fini de lui montrer la collection des Augustins. Direction donc rue de Metz. En rentrant dans le cloître du monastère, je me rends compte à quel point j’adore ce musée. Il s’agit sans aucun doute de mon musée préféré, probablement parce que j’ai cette illusion ridicule qu’il s’agit de MON musée et que je suis un des rares privilégiés à bien connaître ses trésors. Probablement aussi parce que le choix est lié à l’affection que j’ai pour l’endroit, et pas à la qualité intrinsèque de la collection.
Dans le cloître, les amandiers qui commencent à fleurir annoncent la fin de ce putain d’hiver. Je fais un tour rapide pour ne pas lasser Az. Pas le temps de saluer Salomé dans la salle de l’art Roman. On monte directement par le grand escalier monumental jusqu’au salon rouge, et là, comme toujours, je m’incline servilement devant Mehmet le conquérant. Ah, je suis une merde, et lui, comme avait noté ma sœur, quand je lui avais montré cette gigantesque fresque historique, lui, il fait partie de cette catégorie d’hommes qui rentrent dans les pièces en cassant les portes. Les murailles de Constantinople en l’occurrence. Le phantasme absolu.


On sort ravis du musée, Az a bien aimé. En rentrant, j’ai envie de faire l’amour à la ville. Bientôt huit ans que je suis ici, et je l’aime encore comme le premier jour. Quel endroit remarquable. Là aussi j’ai cette illusion ridicule d’être un des rares privilégiés à le savoir. On arrive à la maison et je laisse Az se reposer un peu, faut pas trop tirer de la ficelle. Surtout que ce soir on a des entrées pour le théâtre.
A 20 heures, on est douchés, peignés, habillés et customisés pour la soirée. En guise de warm up, une pièce de théâtre au TNT : une virée, d’Aziz Chouaki. Trois jeunes glandeurs se bourrent la gueule dans une banlieue d’Alger sur fond de Guerre civile.

J’appréhende un peu pour deux raisons.
1) Y a pas d’intrigue, ça peut vite manquer de rythme.
2) Ça risque d’être déprimant à souhait.
Finalement pas du tout. C’est drôle, c’est triste, c’est émouvant, je pleure même un coup. Le public aime aussi. Quand les lumières s’allument, la salle est en folie, standing ovation et tout.
Puis on repasse à la maison, histoire de se chauffer un peu en descendant quelques bouteilles, avant de partir voir Tiga à l’Inox.

Tiga à l’Inox ! Dans le même bâtiment que la Dune, la boîte la plus bof de Toulouse ! La salle est pleine de joli minets manifestement pédés. J’éprouve un certaine satisfaction à être entouré comme ça d’homos et à pouvoir embrasser Az à quelques dizaines de mètres à peine des rugbyman homophobes de la Dune. Surtout que je commence à être passablement éméché. Des gogos dancers au look improbable chauffent l’ambiance. Vive les paillettes ! Derrière moi j’entends un minet s’exclamer qu’on dirait le Babylon.
N’empêche, Tiga à l’inox, c’est un peu le début de la fin de l’électro : le point culminant est atteint, ça ne peut que redescendre… Ça me rappelle que j’ai vu mourir la House dans des boîtes à demi vides. Ça me rappelle aussi que je n’étais plus un ado quand j’ai vu l’électro envahir tous les clubs de Barcelone. A l’époque, je commençais déjà à me désintéresser lentement de la scène musicale. Pour la prochaine hype qui déboulonnera sur les pistes de danse européennes, je ne serai définitivement plus into the groove. Peut être que je ne comprendrai même pas la musique.
Tout ça ne me rajeunit pas, ni les jolis minets qui m’entourent, mais tan pis, je continue à danser sur le podium, and the music plays forever.

commentaires

31/08/07 - 19:08

On a bien senti une affection particulière pour ce musée quand on y est passé brièvement, mais pas à ce point...

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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