Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

05/03/2006

05/03/06 - 19:57

Les fleurs du Samedi soir

Dans une de mes scènes préférées de The Hours, le personnage joué par Meryl Streep, surmenée, rentre dans une fleuristerie et commande des tonnes de bouquets comme dernier rempart contre la crise de nerfs.
Hier matin je pensais à cette scène, alors que je traînais péniblement le chariot parmi les couloirs d’un Auchamp bondé, dégoûté de dépenser ainsi mon Samedi. J’ai alors cette révélation, qui me tire de la torpeur : il nous faut ABSOLUMENT un vase, pour pouvoir y mettre des fleurs. Je me rend compte au regard moqueur de mon homme à quel point mon caprice relève de la folle attitude la plus authentique. Je me souviens que le salaud a fait 30% au gay o meter, la moitié que moi. Rien à foutre. J’assume. Je le veux ce vase. Ras-le-bol d’acheter que des choses utiles. Malheureusement, à Auchamp ils n’ont pas de vase. Je suis inconsolable.
Après le déjeuner, mon homme part tracter avec des camarades du parti. « Je suis de retour dans une heure et demi». A d’autres. Il me l’a déjà fait ce coup là. Je table sur une absence approximative de 3 heures. Je m’organise. J’envoie un post. Je corrige des copies. Le temps passe et je commence à être énervé. Quand je suis énervé, je fais le ménage, et quand je fais le ménage, je m’énerve. Je commence à détester le Parti. Je déteste aussi mon homme. Il est engagé, motivé, militant, et foncièrement gentil alors que moi j’ai du mal à me sentir concerné. J’ai pourtant essayé. J’ai adhéré moi aussi. Mais j’ai l’impression que mon militantisme est mort né. Qu’est ce que c’est chiant de tracter et de coller des affiches! Et qu’est ce qu’ils sont chiants tous ces militants notabilisés à l’égo surdimensionné qui s’écoutent parler en AG!
A 18 heures, je suis toujours à la maison, mon Samedi semble définitivement foutu. Aujourd’hui j’ai fait les courses et le ménage, le pied. Avant de sombrer dans la dépression, je décide d’aller craquer ma carte bleue à la Fnac. C’est ma façon à moi de construire un monde meilleur. J’en sors avec un beau livre d’art très cher et des BD. Tan pis, il faut se faire plaisir dans ces cas là.
Je rentre à la maison. S’il n’est pas là, je le tue. Mais il est là. Et le salaud a tout prévu. Sur la table, il y a un cadeau. S’il pense m’avoir comme ça. J’ouvre, c’est un vase. Mon homme est adorable. Je craque.

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L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
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