ART XI. La libre communication des pensées et des opinions.
La semaine dernière je faisais semblant de travailler à mon bureau, quand une agitation anormale dans la rue m'extrait de mes pensées. Tiens donc, une manif étudiante, ça va être drôle, je vais profiter du spectacle au lieu de bosser. Je m'installe donc à la fenêtre comme beaucoup de mes voisins et je regarde.
Le cortège arrive à ma porte, et là, c'est le drame. Une bousculade éclate, dont je n'arrive pas à saisir la cause. Les flics en profitent pour taper un peu à droite à gauche sur les manifestants avec leurs matraques. Ils embarquent, de façon aléatoire, un jeune dans le fourgon. Le cortège s'arrête. Les manifestants font un blocage et réclament "la libération de leur camarade". Ils deviennent presque raisonnables : il y a deux ans, ils avaient voté l'abolition du capitalisme...
La situation me semble marrante, je décide de prendre quelques photos en souvenir. Je sors l'appareil numérique et je m'exécute. Puis l'affaire commence à stagner et finit par me lasser. Impossible de travailler avec des slogans révolutionnaires scandés sous ma fenêtre. Au bout d'une heure je décide d'aller faire un tour. Surprise, un flic m'attend à la porte. Il me demande "gentiment" si c'était moi le malin qui prenait des photos à la fenêtre tout à l'heure puis m'ordonne d'aller chercher l'appareil si je ne veux pas passer la nuit au poste. J'obéis, et en remontant, énervé, je me demande si le con va me confisquer l'appareil ou même s'il va être assez bête pour chercher à enlever la pellicule.
Heureusement il a déjà vu un numérique et se contente de me faire effacer les photos devant lui. J'en sauve quelques unes. Tiens, maintenant t'es en ligne, et sur un site gay. Et je ne vois toujours pas en quoi c'est une menace pour l'ordre public :

02/03/06 - 11:46
Surtout que là visiblement il y avait plus d'une quinzaine de personnes rassemblées...alors, son droit à l'image...bon, d'un autre coté, c'ets un flic, le droit, les libertés individuelle, c'est pas son truc...
furyo