Gay politics
J'ai pratiquement enchaîné deux relations longues. la première a duré cinq ans, la deuxième est partie pour. Ainsi, mes périodes de chasse intensive ont duré fort peu, et je n'ai que très rarement croisé des partenaires d'une nuit. En tout cas je n'en avais jamais croisé dans une situation ou nous étions forcés de nous parler, et cela jusqu'hier soir.
Quelle a été ma surprise quand, au début d'une AG de section, je vois débarquer ce nouvel adhérent. Nos regards se croisent, on baisse immédiatement les yeux. Je me retourne vers mon homme, histoire de le prévenir qu'il n'est plus le seul beur pédé de la section, et que sa place dans les forums citoyens sur la discrimination risque d'être compromise. D'autant plus que le nouveau venu semble avoir une grande gueule...
Puis je plonge dans mes souvenirs, m'interrogeant sur l'embaras commun entre deux partenaires d'une nuit. En l'ocurrence, il s'agit de deux nuit là, et c'est vrai que nous avons les deux des raisons d'être embarassés. Moi, parce que même s'il m'avait pas trop emballé la première fois, (il était bien foutu, et bien monté, mais il avait cette horrible tendance à parler et à tout diriger au lit), j'avais accepter de le revoir. J'ai pas réalisé mon erreur jusqu'à ce qu'il se retrouve dans mon lit, et, n'éprouvant aucun désir, je débande sec. Lui, parce que pour me draguer il avait débité mensonge sur mensonge. Il affirmait qu'il était agrégé de philo, puis me baratinait avec des platitudes philosophiques que même un ignorant comme moi, qui a fermé ses livres de philosophie en terminal, trouvait douteuses.
Le côté positif de tout ça : j'ai pu jeter un coup d'oeil sur sa fiche d'adhésion et vérifier enfin qu'il n'était pas prof mais mythomane.
24/02/06 - 15:44
Hasard des rencontres.
pyram