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Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

30/10/2006

30/10/06 - 11:54

Des effets secondaires des hormones masculines


Deuxième cours de renfort, et 50 % de croissance dans le effectifs de la classe : on passe de 6 à 9 étudiants. En même temps, je ne les blâme pas. Etudiant, le lundi matin n'existait pour moi que dans les calendriers, les tableaux d'affichage et les premières pages des agendas.
Je divise en trois groupes, et me retrouve, sans faire exprès, avec deux groupes de filles et un de garçons. La différence dans la façon de travailler et même de se tenir est frappante. Les filles forment des groupes serrés, intimes. Elles se tiennent penchées en avant, à quelques centimètres les unes des autres pour pouvoir lire ensemble les grammaires et leur production écrite. A l'opposé, les garçons régalent mes yeux avec un débordement de virilité un tantinet ridicule. Cela passe par occuper à l'aide de leurs gros corps et de leurs grandes épaules (miam miam slurp) le plus d'espace physique possible. Jambes bien écartées, chaises bien loin de la table. La proximité avec un autre garçon est impensable, c'est pas des pédés eux! Du coup, la lecture commune des grammaires devient une compétition d'acuité visuelle : celui qui réussit à lire de plus loin, il a gagné. Le résultat est prévisible. Ils produiront moitié moins d'énoncés que les autres. La testostéronne, un obstacle au travail?

28/10/2006

28/10/06 - 13:09

Let the sun shine in


J'avais beaucoup ri la fois où un ministre, je ne sais plus lequel, était passé à la télé pour nous assurer qu'il n'y avait aucun problème avec les normes de sécurité dans les facs françaises. Je donne des cours tous les jours dans des salles à moitié inondées par des fuites d'eau chroniques et avec les caches des prises électriques arrachées. Autant dire que j'y réfléchis deux fois avant de brancher un appareil.
Et pourtant, au milieu de ce champ de ruines, le Mirail cache un petit bijou : La Bibliothèque Centrale. Elle est belle, moderne, spacieuse, fonctionnelle, lumineuse, et j'y ai toujours trouvé les livres que je cherchais, même les plus rares. Reste ce petit détail que j’ai remarqué l’autre jour en travaillant. Quelqu’un a eu l’idée géniale de placer des oliviers dans un puit de lumière. Du coup, ils n’ont pas pu adopter les formes écrasées par le soleil que les méditerranéens nous leur connaissons, mais au contraire, ils se sont étirés le plus possible pour aller chercher un peu de luminosité. Des oliviers filiformes, un nouveau concept made in Mirail.

25/10/2006

25/10/06 - 12:52

Les personnes âgées sont malpolies


Avec mon nouveau contrat de travail, qui prévoit le triplement des heures de cours que j'assure pour une augmentation de salaire dérisoire, je découvre les joies quotidiennes du bosseur, du vrai. Celle de se lever tôt en particulier. Je commence trois fois par semaine à 8 h 30, ce qui pour moi relève de l'exploit. On ne m'a pas imposé ce rythme depuis au moins la terminale, donc depuis bientôt dix ans. Etudiant, ça va de soi que je ne me pointais qu'exceptionnellement aux cours du matin...

Du coup, je découvre plein de choses sur le monde et sur moi-même. Je comprends enfin, par exemple, pourquoi les gens sont désagréables. Ce matin, je me suis surpris à réclamer pour la première fois de ma vie mon tour dans une queue. J'attendais patiemment à la boulangerie que la vendeuse prenne ma commande, et cette femme frisant la quarantaine profite d'un flottement dans l'air pour me passer devant. Eoh!!! Elle se croit où celle-là! Madame la vendeuse, c'est à moi, et je voudrais bien une canette de Coka et une maxi-chocolatine (pain au chocolat pour les non-toulousains). S'il vous plaît.

Et j'ai sorti tout ça sans un seconde d'hésitation! En temps normal, avec l'esprit convenablement éveillé, j'aurais plongé dans de profondes interrogations sur l'impossiblité de concilier l'impératif politique m'imposant de corriger l'incivilité de cette dame, et ma morale personnelle pronnant d'eviter le plus possible les emmerdements. Comme quoi il suffit de se lever tôt pour resoudre les apories philosophiques...

24/10/2006

24/10/06 - 13:18

Le plaisir de parler en public, qu'ils disent..


Dimanche soir, en me couchant, grosse bouffée de stress. Le lendemain je suis censé présenter, devant une assemblée de spécialistes en poésie, les aspects métriques (domaine sur lequel j'y connais que dalle) de l'oeuvre dramatique de mon auteur.
Arf. Ces questions qui me hantent si souvent ont décidé de faire la teuf toute la nuit dans mon cerveau : Pourquoi quelqu'un comme moi, qui déteste plus que rien au monde la difficulté et les obstacles, se met-il de son propre gré dans des situations où il va être jugé ? Pourquoi recherche-t-il activement la souffrance? Comment un paresseux chronique, un lâche irrécupérable come moi a-t-il fait pour se retrouver si souvent dans d'épreuves pénibles, à passer des concours ardus, à discuter avec des jurys peu aimables?
Je ne veux pas faire carrière. Je ne suis pas comme mon père. J'aurais été tellement heureux à couvrir des livres et à leur coller des côtes dans un petite bibliothèque de quartier...


Réveil très difficile à 7 heures. Dans le métro, je suis obligé de ranger mon I-pod et de dire au revoir à la voix rassurante de Morrissey pour parler à une vague connaissance. Damned.

À 8 h 30, j'ai le privilège douteux d'inaugurer l'année universitaire au département d'espagnol. Et rien n'est encore prêt. Les listes des inscrits dans les groupes ne sont toujours pas disponibles. Les étudiants non plus, remarque : ils ne sont que 7 à être venus. Il y a pas foule pour démarrer l'année, dis-donc!
Je lis les intructions que le responsable d'UE m'a gentiment déposées dans la boîte à lettres. "Diviser la classe dans des groupes de 6 à 7 personnes". Bon les enfants, je sens qu'on va improviser quelque chose à l'arrache, vous êtes d'accord?
Le pire, c'est que je suis un peu entrain de les dépuceler. C'est leur première heure de cours à la fac, ever. Celle qui doit leur laisser un souvenir impérissable. Je ne sais pas si je suis très doué comme dépuceleur, mais j'en voulais pas moi, de cette responsabilité! "Monsieur, ça veut dire quoi Contrôle Continu?" C'est émouvant...

Puis atterrissage dans une autre dimension, dans laquelle on fait des blagues en latin à table. Ils sont funky les spécialistes du Siècle d'Or! J'accroche à une ou deux interventions, et c'est enfin mon tour. Ma main tremble, et mes feuilles avec. J'aurais pas du boire autant de café. Je ne connais rien de plus horrible que les deux ou trois premières phrases d'une présentation orale. Puis, par on ne sait quelle miracle, on arrive à se ressaisir. Je regarde l'auditoire, il a l'air sincèrement interessé. C'est bon, je vais tout déchirer, à présent je le sais.

22/10/2006

22/10/06 - 16:20

Le jour de repos, qu'ils disent...


Levé vers midi, après la symphatique soirée improvisée en compagnie de Gawoul, Flawless, et Spintack. A peine trente minutes plus tard, coup de fil de ma directrice de thèse. Heureusement que j'ai décliné aimablement la proposition de se finir la nuit en boîte : elle souhaite me voir, là, tout de suite, pour porter quelques corrections à ma présentation de Lundi. Ça aurait été funky de discuter sur métrique et art dramatique avec la tête dans le cul.
Douche et déjeuner express, et me voilà à arpenter les rues bondées de monde d'Arnaud Bernard. On est entrain de défaire les étals de patisseries orientales, de dates et de El Ben. Miam. Au détour d'une ruelle, on a laissé tomber par terre des poignées entières de coriandre, qui piétinée, dégage une puissante odeur dont je raffole. J'arrive chez ma directrice un sourire béat sur le visage.

21/10/2006

21/10/06 - 22:04

Sociabilité laborale


Quelle est ma façon préférée de m'occuper le samedi après-midi? Bin assister à la soutenance de thèse d'un collègue, bien sûr! Surtout que, conséquence prévisible de l'inflation verbale chez les profs de lettres dont je parlais l'autre jour, les soutenances des littéraires dépassent allègrement les quatre heures de durée. Néanmoins, une fois n'est pas coûtume, je ne vais pas être de mauvaise foi : aujourd'hui c'était particulièrement bien. Je dirai même que j'y ai pris du plaisir. Ou plus exactement, que j'ai alterné des plages d'ennui profond avec des plages d'intérêt sincère. Je dois même admettre, au vu des prestations du jury (la crème de la crème), que les grands pontes, les vrais de vrai, ils ne sont pas grands pontes pour rien.
Une fois la mention très honorable et les félicitations du jury octroyées, je papote autour d'un verre de Rioja et d'une assiette de jambon ibérico que le nouveau Docteur a amenés d'Espagne. Je découvre consterné les effets des lois Sarkozy. Le mari d'une collègue, chilien, en France depuis son enfance, se voit refuser de passer l'agrégation d'espagnol. Il lui faut en effet prouver quatre ans de mariage. Il ne peut en prouver que deux. "C'est pour lutter contre le marriage blanc", qu'on leur a dit à la préfecture. Vive la présomption de culpabilité! Désormais, en France, les étrangers sont d'emblée suspects...


20/10/2006

20/10/06 - 11:41

Question métaphysique


Vendredi 20 Octobre, 12 h00, maison




Comme d'habitude, j'ai mal planifié mon temps de travail et la longueur de mes parties. Mon article pour Lundi est déjà trop long, et je n'ai pas encore abordé le troisième axe. D'où cette tentation qui s'impose d'heure en heure : et si j'improvisais une conclusion rapide et je le laissais tel quel? Allez ouste, rien à cirer des motifs que la pièce a hérités du cancionero. Je vais te ranger vite fait tous ces livres et photocopies qui innondent mon bureau depuis trois semaines et je vais m'éclater en boîte ce week end.

20/10/06 - 11:04

Petite annonce (non sérieux s'abstenir)


Cherche pour ami espagnol prof d'histoire, souhaîtant diffuser hors des frontières de l'Hexagone le message universel des Lumières, le film La Révolution Française, de Robert Enrico. Il s'agit apparemment d'un film culte et ultra rare seulement diponible en VHS et qui s'echange à prix d'or au marché noir (comme quoi il n'y a pas que les post-ados boutonneux qui ont le droit d'être fétichistes et d'aimer la série B). Bref, mes recherches personnelles à la fac et celles de mes amis enseignants dans leurs CDI n'ayant rien donné, je me tourne vers la blogosphère espérant qu'une âme charitable saura me renseigner sur la façon de me procurer cette perle rare.

19/10/2006

19/10/06 - 16:57

Où je tente sans succès de profiter du système


Si c'est pas de l'amour ça. Mon homme s'est inscrit en cours de catalan. Deux heures par semaine au Casal Català. Les mauvaises langues rétorqueront qu'il aurait mieux fait d'employer ce temps précieux à apprendre des langues plus parlées, et donc nécessairement plus ouvertes sur le monde (mais c'est quoi une langue ouverte?), comme le chinois ou le japonais. Mais voilà, la famille de son copain n'est ni chinoise ni japonaise, et comme il en a marre de capter que dalle lors de nos repas agités (surtout que ça gueule et ça parle très vite un catalan), il a décidé de prendre les cartes en main.
Hier soir il rentre donc de son cours, et refuse comme d'habitude de me sortir les quelques mots qu'il a appris. Ah la honteuse... Par contre il a rammené une cassette audio de cours, que je suis sensé copier au laboratoire de langues de ma fac. Car vous vous en doutez, on ne dispose plus du matériel nécessaire pour le faire à la maison. Une cassette audio! Manifestement, les enseignants du Casal ont pris quelque retard niveau technologique.
Je me suis rendu aujourd'hui au dit labo, pensant naïvement qu'en 90 minutes (la durée de la cassette) l'affaire serait pliée. Tu rêves mon pauvre, t'es au Mirail! Même en pronnonçant le mot magique, "enseignant", qui d'habitude transforme le regard des interlocuteurs et ouvre toutes les portes, on n'a pas voulu mettre à ma disposition le "matériel" (quel grand mot) pour copier la cassette audio. Première question suspicieuse, qui ne m'étais même pas venue à l'esprit : Le cours à copier tombe-t-il sous le coup d'un copyright? Hum. Ni Puuuuta Idea. Aucune idée. D'un coup j'ai l'impression d'être entrain de faire quelque chose de très mal, et d'utiliser mon statut d'enseignant à des buts personnels hautement condamnables. J'insite malgré tout. Elle prend gentiment la cassette, mais me demande de revenir Lundi avec un "bon de facturation interne" à prendre dans mon département. Génial, je devrai donner des explications à mon secrétariat. Tant qu'on y est, vous ne voulez pas l'avis de mon directeur de labo ou celui du directeur de l'UFR? Arf. Vive le déboisement de la forêt amazonienne...

19/10/06 - 12:53

En appendice à mon post d'avant-hier


Dans un élan de culpabilité citoyenne, je tente de rattrapper mes lacunes en politique espagnole pendant cette campagne. Pour une fois donc, la chaîne espagnole internationale, où d'habitude on ne diffuse que des publicités insuportablement longues pour relancer le tourisme dans l'une ou l'autre des communautés autonomes, va m'être de quelque utilité. Hier, tard dans la nuit, alors que je comptais me prendre une petite dose de clip musicaux, je tombe sur une émission politique avec comme invité Joan Puigcercós, chef de file des nationalistes catalans de gauche à l'Assamblée (Eloy, ne me tue pas, mais je l'ai trouvé vraiment bien). L'emission tout en étant assez sérieuse, vise un public large, donc les producteurs ont mis toutes les chances de leur côté. La présentatrice est une bombe sexuelle (faudrait d'ailleurs faire remarquer à France 2 qu'il y a plus bandant qu'Arielle Chabot ou Yves Calvi comme présentateurs), et pour éviter les longs discours politiciens, au bout de 59 secondes de temps de parole le micro de l'invité débande dans une sorte de coïtus interruptus. Bref le tout est un peu trop show bizz, mais assez efficace.
Une heure après, j'éteins la télé un peu inquiet. Je crains que le gouvernement Zapatero n'amorce aujourd'hui le même mouvement qu'avait amorcé en 2000 le gouvernement Jospin. Je ne saisis pas grande chose à la politique, mais j'ai cru comprendre que le maniement ministériel de Jospin en 2000 n'avait pas été des plus heureux, et qu'il avait ouvert une période plus timorée, où le premier ministre et son entourage avaient fait preuve de moins de courage qu'auparavant.
En Espagne, l'actualité politique, outre la campagne catalane, est centrée sur le vote du budget 2007. Les budgets 2005 et 2006 avaient été votés avec l'appui parlementaire des communistes-verts et des nationalistes catalans de gauche. Aujourd'hui, le PSOE présente un budget plus timide, qu'il fait passer avec l'appui des nationalistes basques et catalans de droite. L'ensemble des forces de gauche critiquent notamment son manque d'ambition dans l'épineux problème de l'acceuil des immigrants, gros défi actuel de l'Espagne, et son renoncement dans la lutte contre le travail au noir et le travail précaire, les deux fléaux de notre marché du travail.
Après deux ans et demi de travail législatif soutenu, avec de nombreuses lois qui à mon avis allaient dans le bon sens, le gouvernement socialiste serait-il entrain de jetter l'éponge et d'attendre patiemment les élections de 2008?

Et à part ça, et si je bougeais mon cul et j'allais m'acheter El País moi? Ça commence à faire longtemps là...

18/10/2006

18/10/06 - 12:31

Encart publicitaire


Tout ce qu'il y a écrit dans ce post sur Toulouse est rigoureusement vrai. J'avais déjà signalé ailleurs que tous les efforts de la Mairie visent à maintenir par tous les moyens la ville la plus dynamique de France dans le rang de petite préfecture de province.

18/10/06 - 11:13

En appendice à mon post d'hier


Une des maigres joies politiques de la vie d'un expat, c'est que pendant les campagnes, les candidats vous envoient des lettres personnalisées. Je me demande d'ailleurs si c'est très légal comme procédé, puisque ça signifie que les partis ont eu accès aux fichiers des consulats, mais passons, car grâce à cette petite tricherie, j'ai pu apprecier quelques beaux exemples de clientélisme poiltique. Parmi les lettres reçues, la plus drôle est sans doute celle que m'a envoyée Mariano Rajoy, le successeur d'Aznar, en 2004, lettre que j'exhibe aujourd'hui avec fierté dans les toilettes, tel un trophée. Je ne sais si j'arriverai à rendre dans ma traduction son style ampouleux et un peu rance, mais ça vaut le coup d'essayer :

Très cher Asbel

J'aimerais témoigner de ma gratitude pour l'opportunité de m'adresser à vous, avec la reconnaissance du sacrifice et de l'effort que, comme tant d'autres espagnols, vous avez du faire en quittant l'Espagne.

Tous les espagnols sommes conscients de la dette que nous avons envers ceux qui ont du prendre la difficile décision d'abandonner notre pays
[1] pour se forger un futur ailleurs, loin de notre terre, celle qui nous a vu naître, mais avec l'espoir de revenir et avec le sentiment de savoir tout ce qu'on laissait derrière soi.

C'est pour cela qu'au Parti Populaire, nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire, et nous continuerons à travailler pour qu'aucun espagnol ne se sente seul, ou loin de sa terre.

Pour le Parti Populaire, les politiques sociales sont prioritaires.
[2]
[...]

Je vous embrasse très fort,

Mariano Rajoy


[1] Je n'ose pas imaginer la tête qu'ont du faire, quand ils ont reçu ce courrier, les vieux républicains de 39 dont "la difficile décisison d'abandonner notre pays" a été quelque peu forcée.

[2] Celle-là c'est vraiment ma préférée, juste devant leur engagement à combattre mon sentiment de solitude (J'aurais du les contacter les fois où on m'a plaqué...)

17/10/2006

17/10/06 - 10:56

Comment voter à l'arrache


Elections anticipées au parlement catalan obligent, je reçois hier par lettre recommandée toute la documentation pour pouvoir voter. Bon, "toute" n'est pas l'adjectif qui convient le mieux, la documentation "strictement nécessaire" serait plus près de la réalité. En effet, le colis n'est composé que de deux envelopes, un certificat d'inscription aux listes électorales, et une vingtaine de listes en guise de bulletins. Les actes de foi ou programmes des différentes formations sont apparament considérés comme superflus, une dépense non-prioritaire dans une démocratie. Arf. Déjà qu'il faut être motivé pour suivre une campagne à l'étranger, si l'État se désengage en plus.. Bref, la plupart des expats catalans nous allons voter à l'arrache totale au feeling.
Le bureau électoral me prive en plus du plaisir que me procure lire les programmes politiques des formations ultra-minoritaires. Car les idées des cinq grands partis catalans, je les connais déjà à grands traits. Mais les vingt autres formations, comment savoir ce qu'elles ont de génial à me proposer? Je jette un coup d'oeil rapide au cru de cette année. Toujours trois partis trotskystes, un parti anti-corrida, un parti virtuel sur le web. Il y en a qui se font chier dans la vie. Je constate avec un mélange de satisfaction et de nostalgie que le parti pro-cannabis n'a pas présenté de liste cette fois, alors qu'aux dernières générales ils étaient montés à 50 000 voix rien qu'à Barcelone. Mais c'est sans doute à l'extrême droite que les choses bougent le plus, ce qui n'est pas sans m'inquiéter. La grande surprise, c'est la disparition des grands classiques de la droite hardcore espagnole, c'est à dire, des grands noms de l'alliance franquiste de 1937. Exit donc la Falange espagnole, La Falange traditionnaliste, et le Parti Carliste, le plus vieux parti de la péninsule, crée en 1833 (j'ai failli verser une larme quand je m'en suis rendu compte..). Leurs militants doivent reposer aujourd'hui à deux mètre sous terre, ou ont rejoint le giron du seul héritier du franquisme qui tienne la route, le parti populaire, qui a du les accueillir les bras ouverts. Les plus motivés se sont restructurés autour de tous nouveaux partis qui font froid dans le dos. Le Parti famille et vie, importation antiavortement dont on se serait passé. Plateforme en avant Catalogne, sécuritariste et anti-immigration. Et le plus curieux, le Mouvement Social Républicain, dont j'ai fini par lire attentivement le site. Mélange improbable entre falangisme et extrême gauche, leur symbole est la flamme traditionnelle, mais en rouge et noir, couleurs inévitablement associées en Espagne à l'anarchisme. Ils se disent anti-parlementaristes, anti-mondialisation, anti-bourgeois, anti-immigration, socialistes, et nationalistes. Un crédo alléchant.

16/10/2006

16/10/06 - 20:55

Montesquieu où es-tu?


Pujadas, au sujet de la démission du président israélien :
"Il faut préciser qu'en Israel, le vrai pouvoir est dans les mains du premier ministre, le chef du gouvernement."
Un étudiant à moi écrit ça dans sa copie, et je le saque cash.

16/10/06 - 18:21

Sur les limites de l'auto-gestion, les présentations power point, et le plaisir de se saoûler au boulot


Interminable AG de département ce matin à la fac. Et comme à chaque fois, j'en sors passablement déprimé. Les tics des hommes (et surtout des femmes aujourd'hui) de lettres me désespèrent, et ébranlent ma vocation déjà chancelante. Le premier point de l'ordre du jour a pris à lui tout seul deux heures. Certes, il s'agissait d'un point primordial, à savoir, les compétences à attribuer à l'AG des enseignants et au Conseil de Département. Il fallait en gros s'orienter vers un système assembléiste ou vers un système représentatif. Derrière les nobles arguments des uns et des autres, des enjeux de pouvoir connus de tous mais jamais invoqués. Un non-dit phénoménal qui empêche de mettre les choses véritablement à plat.
Ça commence donc par un tour de parole des grandes gueules du département. Certains ne parlent que pour exister et brassent avec élégance du vent. D'autres tentent d'imposer véritablement leur point de vue. Leur stratégie est simple. D'abord, il faut commencer par gonfler un maximum son intervention, hypertrophie du discours qui a pour principal objectif d'occuper le plus d'espace verbal possible, et d'en expulser ses adversaires. Pour gonfler l'intervention, le plus simple c'est de rechercher une fausse rigueur et précision conceptuelles. On peut ainsi multiplier à l'infini les subordonnées explicatives, qui n'ont d'explicatives que le nom, puisque leur véritable fonction est d'obscurcir le message en faisant disparaître sa cohérence, son fil conducteur. Car le tic par excellence des hommes de lettres, au delà de leur fâcheuse tendance au non-dit et à la logorrhée verbale, c'est de croire que le seul critère de vérité d'un énoncé est sa complexité. Qu'il est loin le temps où Descartes pouvait affirmer que le vrai, c'est ce qui se conçoit clairement! Aujourd'hui, du moins dans les facs de lettres, le vrai, c'est ce qui se conçoit avec douleur. Il faut souffrir pour comprendre. D'où un rejet viscéral de la communauté de chercheurs envers tout dispositif visant à faciliter la réception d'un message. Mettre en évidence par des moyens typographiques la structure interne d'un texte, c'est pour les pédés. Nous, les littéraires, on est des hommes, des vrais, et si on n'a pas notre pavé indigeste de vingt pages sans divisions, on n'est pas contents. Idem pour les supports censés aider lors des présentations orales. Les diapos, les power points, qui en veut? C'est tellement plus fun d'écouter quelqu'un disserter d'un ton monocorde pendant une heure, sur des sujets parfois remarquablement chiants complexes, sans aucune pierre d'achoppement pour reposer son attention!
Heureusement, l'AG s'est finie autour d'un pot de rentrée assez sympathique, avec la traditionnelle cérémonie de bienvenue aux nouveaux, et d'adieu aux profs partant à la retraite. Trois Un petit verre de rouge, une bonne sieste en rentrant à la maison, et j'ai la win à nouveau.

13/10/2006

13/10/06 - 17:24

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Vous mourrez d'envie de savoir comment la CNV peut changer vos vies ?


LISEZ CE POST


Spécialement recommandé à tous les enseignants ayant eu à subir les formations IUFM.
( Si si, je pense à toi :::bAbS:::)

13/10/06 - 12:46

Compatibilités


Est-ce moi qui grandis, ou est-ce les autres qui me grandissent? Récapitulons. Depuis mon anniversaire, mes amis m'on offert deux places pour l'Opéra, une carafe de décantation de vin, un abonnement au TNT et un jeu de flûtes de champagne. Avec en prime, un magnum, car il sont malins ces p'tits, ils veulent s'assurer que je ne ferai pas péter la bouteille en tête à tête intime avec mon homme.
Vous avez ma gratitude la plus sincère, les gens, ça déchire vraiment sa ce-ra comme cadeaux, mais vous pouvez me dire quelle lecture dois-je en faire?
Me suggérez-vous par là qu'il serait peut être temps de ranger mes mangas pour ado attardé dans le placard? D'arrêter de regarder des clips abrutissants à 2 heures du mat? D'éteindre l'ordinateur et de me chercher une vie?

12/10/2006

12/10/06 - 20:30

Faut toujours positiver


Ségolène a déclaré aujourd'hui qu'elle pourrait ne pas participer à tous les débats internes du PS "s'ils étaient détournés de leurs vrai destination" (entendu ). De même, dans ma section, les porte-paroles des ségolénistes ouvrent à peine leur bouche en AG, préférant de loin la méthode plus subtile des captations en tête à tête, dans les couloirs, et par tous les moyens de pression possible.
C'est trop cool! A défaut d'occuper de l'espace institutionnel, les non-ségolénistes occupons du moins plein d'espace verbal et la quasi totalité de la parole publique en interne!

12/10/06 - 11:53

Indigènes, façon Népo


I. Si j'avais été un sergent avec l'obligation de remporter la guerre et de protéger mes hommes, et si j'avais laissé de côté les implications éthiques de l'affaire (deux hypothèses plus qu'improbables, mais passons), c'est dès le moment où il piétine les tomates que je l'aurais fusillé moi, le caporal Abdel Kader.

II. Roschdy Zem, je veux ta bite.

III. Je suis surpris de voir à quel point les tirailleurs africains aimaient la France. Toute cette vague d'inscriptions volontaires (sic), tous ces vives la France qui scandent le film et cette magnifique Marseillaise qui devrait rejoindre la non moins magnifique Marseillaise de Casablanca dans le panthéon du neuvième art. C'est beau.

IV. Gros débat avec mon homme en sortant du ciné. Et vous, vous croyez que Jamel a compris qu'il jouait le rôle à peine voilé d'une grosse passive complètement amoureuse d'un sergent qui lui fait connaître toutes les nuits sous sa tente les joies de la sodomie ?

11/10/2006

11/10/06 - 19:40

Qui a peur des caméras?


Lundi 09 octobre, 20 h, fédération de la Haute Garonne



On est passé à la telé!

Lundi dernier, en arrivant à l'AG de section autour des candidatures, surprise! Une journaliste souhaite nous filmer. Elle était déjà venue pour le référendum européen, l'ambiance toulousaine lui avait plu, et elle aimerait retenter l'expérience. Du coup ça m'a boosté. J'ai même pris la parole, une fois n'est pas coûtume, histoire de vanter les valeurs progressistes de notre chère picto-charentaise. A la sortie, le responsable local de Desir d'Avenir nous attend pour nous gronder : c'est quoi ce bordel, fallait me prévenir, vous allez donner quelle image aux médias etc. Démocratie participative oui, mais seulement sous haute surveillance.

10/10/2006

10/10/06 - 21:28

Come on!


Histoire de gonfler encore un peu mon égo hypertrophié de barcelonais et fier de l'être, ce soir en zappant je tombe sur ça :



Rhaaaaaa! Je gesticule, je pousse des petit cris à peine articulés, et mon homme se demande si j'ai perdu ma raison. Je viens en effet de reconnaître à la fin de la pub le Razzmatazz, ancien A saco, ancienne Sala Zeleste, la boîte où en Novembre 95, j'ai assisté au concert de Pulp, mon tout premier concert, avec un mélange d'excitation adolescente et d'apréhension envers un univers nouveau. La même boîte où le 24 décembre 96, on ne m'a pas laissé rentrer parce que je n'avais que 17 ans et que j'en faisais 14, alors que tout le groupe qui m'accompagnait avait réussi à passer, les salauds. Où l'été 99, mon meilleur ami s'est cassé au milieu de la soirée avec une meuf, m'abandonnant tristement à l'autre bout de Barcelone et sans un sous pour rentrer, et où heureusement j'ai croisé mon cousin aîné qui m'a gentiment glissé dans la main un billet rouge de 2000 pts. Où on a pété les plombs pendant le concert mythique de I-F de 2002, et que Nico a failli s'embrouiller avec le conard de gorille de l'entrée.
Rhaaaaaa! J'en reviens toujours pas. Respire Asbel, respire! Faut que j'envoie immédiatement ce link aux copains du lycée.

10/10/06 - 11:29

Tierra trágame


Dimanche soir, mon homme et moi sortons du resto avec le bide complètement explosé. J'ai tenu à finir en entier pastilla et tajine, j'en fais donc les frais. Dans cet état de demi conscience, je croise une vague connaissance. Hum. Il est devant moi, je ne peux que le saluer.
- Edouard, voici mon homme, mon homme voici Edouard.
Silence.
- Edouard, tu sais, l'ancien copain (Plouf! en plein dans l'plat!) de Cécile.
Arghhh. Je pouvais pas me taire moi? Mon homme il ne la connaît même pas cette Cécile. C'est juste ma manie de classifier et de ranger les gens dans de petits tiroirs mentaux. Histoire d'en rajouter une couche, Edouard répond que justement il en sort de chez Cécile. Tierra trágame, sol avale-moi.

09/10/2006

09/10/06 - 16:27

Allez, on se la refait


Idée de campagne :


débat investiture socialiste

Le PCF ne sont pas les seuls à pouvoir faire des pubs autour d'un verre!
Pour les autres vidéos, c'est par ici.

09/10/06 - 13:04

Printemps de Septembre, bilan




Quand on ne cuve pas des litres d'alcool de la veille, Dimanche, c'est bougeons notre cul du canapé et sortons rencontrer de la vie . Avec mon homme, on décide donc de se finir le tour des expo du printemps de Septembre. Je suis surpris de constater que l'art ultra-contemporain me plaît de plus en plus. Exit les retrospectives Rothko ou Klein, auxquelles David me traînnait émerveillé et pendant lesquelles je me faisait chier comme un rat mort. Là au moins, c'est grand, c'est drôle, c'est stimulant, c'est spectaculaire (les mauvaises langues diront c'est facile, mais je m'en branle). Il y a des fontaines qui crachent du sang. Il y a des voitures écartelées évoquant un viol. Il y a des bagages d'un avion explosé parfaitement réorganisés dans un nouvel ordre macabre. Il y a des rochers cadenassés renvoyant aux secrets intimes d'un paysage psychique.
Et il y a cette oeuvre à ne pas manquer : Asylum de Rosefeldt. C'est supposé être une réflexion sur l'immigration et le regard stéréotypé qu'on porte à ces populations, ou un truc commme ça. Ça consiste en une dizaine de grands écrans qui montrent des demandeurs d'asyle entrain de vaquer à leurs occupations habituelles, mais détournées au point d'en devenir absurdes. Des femmes de ménage albanaises passent ainsi l'aspirateur dans un jardin de cactus. Des kiosquiers turcs empilent des journaux et des papiers devant un moteur à réaction en marche. Des prostituées thailandaises font la poussière dans un entrepôt de bibelots, branlant lascivement les pattes des meubles. Et mon préféré, des gros blacks qui font peur zonent au milieu de statues grecolatines avant d'organiser un combat de poupées hawaïennes danseuses. Sur le coup, je n'ai pas reussi à étouffer un petit rire.



Bien moins drôle cette discussion un peu violente avec une des animatrices de l'expo au Chateau d'eau. Olivier Blanckart y a installé une douzaine de sculptures inspirées des photos qu'un militaire français avait pris des femmes algériennes enfermées dans des camps de concentration pendant la guerre d'Algérie. Pour les nécessités de la photo d'identité, on les avait obligées à enlever le voile. En jouant sur les mots, Blanckart a choisi pour son oeuvre le titre de "femmes déviolées", affichant ainsi une volonté de réhabilitation, de rendre sa dignité à des femmes humilliées. Du moins c'est ce qu'il y a écrit dans le catalogue. Mais l'animatrice de l'expo ne l'a pas lu apparemment, et préfère donner une lecture plus personnelle. Elle explique à un visiteur que si ces algériennes sont déviolées, c'est parce qu'on les a enfin libérées en leur enlevant le voile, et que le voile, c'est du viol. Arf. Elles ont du la sentir profond leur liberté, les paysannes des hauts-plateaux. Deux siècles depuis les guerres Napoléoniennes et cette bonne femme n'a toujours pas compris que les "idées des lumières" ne s'exportent pas à coup de baïonnettes. Bref, mon homme est du coup passablement énervé. Il fait intrusion dans la conversation, donne son point de vue, et passe je suppose aux yeux de cette connasse pour un barbu macho phallocrate voileur de femmes. La connasse en question, menacée dans son statut de détentrice du savoir, s'esquive en corrigeant des points de détail.
- Ah non Monsieur! Il ne s'agit pas de statues, mais de sculptures!
Ouf! L'ordre juste est rétabli à ses yeux. Elle devient à nouveau celle qui sait, face à son public ignorant. Quant à la vérité, qui en veut?

08/10/2006

08/10/06 - 13:56

Concessions


Dimanche 8 octobre, 06 h 24, maison



Argh, après 2 jours de trêve, voilà voilà que ça recommence...

07/10/2006

07/10/06 - 16:34

Compte Rendu de l'AG post pacs


vendredi 06 octobre, 15 h 00, Tribunal d'instance



Sooo romantic

Samedi 07 octobre, entre 00 h 30 et 5 h 00, maison

Dans le cadre des célébrations de notre union, nous avons tenu mon homme et moi à animer une série de débats avec notre vingtaine d'invités sur l'actualité politique ainsi que sur de plus larges sujets philosophiques. Grâce au materiel généreusement prêté par Mercedes SL, on a pu enregistrer certains des échanges et des réflexions les plus constructifs. Ainsi, dans une première vidéo, on m'aperçoit entrain de disserter sur la nécessité de s'extraire de la mécanique circulaire du désir, telle qu'elle a été décrite par Schopenhauer. Manu vient ensuite étaler des connaissances qu'on était loin de lui soupçonner sur la musique populaire contemporaine. Tard dans la nuit, Mric nous offre un petit interlude comique sur un fond de Love on the beat et de monologue Guillaumien, avant de s'embarquer dans une reconstitution épineuse de la soirée barcelonaise du 30 décembre. Vers quatre heures, alors qu'une partie importante des invités a déjà quitté les lieux, on entame le débat sur l'investiture socialiste. Mric nous gratifie à nouveau d'un comparatif argumenté des candidatures de Mme royal et de M. Strauss-Khan, et d'un évocation des sentiments mitigés provoqués par l'annonce de la non-candidature de Jospin. Les échanges s'enflamment autour d'une polémique sur l'odeur de l'esprit adolescent, à tel point que le voisin d'au-dessus, participant à cette opération de muselage de l'opinion publique de la part des pouvoirs en place, tentera de censurer nos reflexions. Les débats vont néamoins se poursuivre, dans une atmosphère certes plus calme. La soirée ne pouvait pas se terminer sans une spéciale casse-dédi au Dibi absent, qui outre les listes débiles, les jeux à la con et le foot, adore les danses ridicules.


06/10/2006

06/10/06 - 17:17

Voilà, c'est fait


Toulouse, vendredi 06 octobre, 14h59



Toulouse, vendredi 06 octobre, 15 h 16



Récit à suivre, une fois que mon homme aura fini de se prendre la tête avec quiches, tartes, petits fours et tous les autres préparatifs.

Moi j'avais en tête une autre idée pour fêter l'évènement mais apparemment on est à la bourre... :(

05/10/2006

05/10/06 - 22:10

Devinez qui vient de se faire prêter un appareil photo!





Les quelques photos de demain sont donc sponsorisées par Mercedes S.L, boîte de prod toulousaine très underground, qui nous a gracieusement prêté son matériel high tech. Je tiens à remercie en particulier Clementine, une des fondatrices de la boîte, et accessoirement une bonne amie. Sans elle, cette aventure ne serait jamais arrivée à bon port. Merci Clem!

Et après avoir fait un peu joujou, je m'interroge. Comment fais-je pour survivre depuis bientôt deux mois sans appareil photo? La monde n'est vraiment qu'une vallée de larmes...

05/10/06 - 12:05

Où je m'embarque dans une galère à la con


Hier soir, 23 heures, alors qu'avec mon homme on regarde la télé, et que l'on prépare quelques tartes pour notre imminente fête de PACS. Je jette un coup d'oeil aux étagères, dégoulinant de livres et de BD que je ne sais plus où caser. Hum. Ça sera du plus mauvais effet ces livres posés n'importe comment. Que penseront nos invités? Soudain, je vois la lumière. Je conçois une nouvelle forme de réarranger le tout, qui va me libérer aux moins deux rayons. Regard réprobateur de mon homme. T'es sûr de vouloir faire ça maintenant? Meuuuh si, ça va prendre cinq minutes.

Manifestement, je suis assez pédé pour n'avoir aucune notion de la durée. Et ce con de facteur qui m'a réveillé ce matin avant 9 heures!

04/10/2006

04/10/06 - 19:52

Qui a peur des défis?


Allez, un p'tit test d'entrée pour ces 53 beaux-gosses-forts-en-orthographe qui font partie des "happy few" sachant que le verbe absoudre ne se conjugue pas au passé simple ni à l'imparfait du subjonctif :


- Cliquez! -

04/10/06 - 17:11

"J'étais livreur de Pizza, près de l'Hacienda"


Que le club des beaux-gosses-forts-en-ortographe cesse de s'assombrir à chaque faute lue dans le JDI ou à chaque SMS reçu. Leur sort, comparé au mien, est des plus enviables. En effet, existe-t-il torture plus insoutenable que celle d'être hispanophone en France? Depuis que Manu Chao a décidé dans les années 80 que l'espagnol était une sorte de langue universelle de la contestation, n'importe qui l'ayant choisie en LV2 au collège se prend pour Neruda ou Garcia Márquez.
Et encore, Manu Chao, lui, parlait très bien. L'ignoble coupable, c'est MC Solaar, dont la chanson Hasta la vista est une vraie leçon de n'importenawaklangue, un charabia strictement incompréhensible. N'y avait-il aucun hispanophone ce jour là dans sa maison de disques pour lui conseiller poliment de laisser tomber? N'y avait-il personne avec un minimum de culture pour lui signaler que non, la pizza n'est pas un apport hispanique à la gastronomie mondiale? Ne pouvait-il pas faire comme Rohff ou Kool Shen et aller se procurer une doublure de Tony Montana dans les banlieues de La havana?
Du coup, les anarcho-stalino-syndicalistes de mon université ont choisi eux aussi la langue de Cervantes pour transmettre leur message politique. En traversant cette après-midi l'arche interdimensionnelle qui sert d'entrée à Mirail Land, je lève la tête pour contempler une fois de plus les oeuvres d'art contestataire que nous avons héritées des combats anti CPE. Au milieu, trône un énorme "SOLA LA LUCHA PAGA", que l'on peut traduire par quelque chose comme "La lutte, quand elle se sent seule, elle dépense". Plus loin, à l'entrée de l'UFR d'histoire, une grande fresque dans le pur style Rivera, avec le Che, des manifestants, des patrons et tout et tout. Sur un coin, une légende : "Este mural lo realizarán los dignos universitarios rebeldes del Mirail, que dijerón basta". Fallait pas rater le cours d'accentuation, les gars! ni celui des conjugaisons verbales, parce que confondre futur et passé simple, faut le faire.. Eh oui, espagnolo, no tan facilo!

04/10/06 - 11:56

Fuck la machine à perdre, vive le débat (update)


La vidéo avec l'inteview de Pierre Bourdieu a été retirée de Dailymotion. J'espère qu'il s'agit d'une question de droits d'auteur (on apprend dans un des nombreux commentaires de ce célèbre blog qu'un film devrait sortir en 2007) et pas d'une forme d'autocensure due à la petite mention à Mme Royal.

03/10/2006

03/10/06 - 12:09

Comment faire accoucher son père


Coup de fil de papa Asbel hier soir. Pourtant, il s'est à peine écoulé une semaine depuis notre dernier tête à tête. Ici il y a baleine sous gravillon.
- Ça va?
- Çavaçava, et vous, votre week end à Oviedo?
- Bienbien, et votre week end à vous?
- Tranquil. C'était le printemps de Septembre...
Bref, en cinq minutes montre en main on a fait le tour de nos vies respectives et ça nous a même laissé le temps de commenter la scène politique nationale et internationale. Nous commençons à prendre le ton caractéristique des conversations qui touchent à sa fin.
- Bon bin...
Je sens bien que papa Asbel a quelque chose d'important à m'annoncer, mais je m'y prends comme un pied. Tanpis, ça sera pour la prochaine fois. Ou pas. Vu la dynamique qu'on a instaurée, on ne parlera sérieux qu'en 2030.
- Au fait, j'ai eu ta mère au téléphone la semaine dernière...
Enfin! C'était pas si dur que ça, bordel!

02/10/2006

02/10/06 - 12:44

Comment faire accoucher son homme


Le passé de mon homme est un continent vierge dont l'exploration exigera de longues années de patience et des expéditions hasardeuses. En guise de maladies tropicales, d'indiens anthropophages et de chuttes d'eau infranchissables, les obstacles majeures à mon travail d'archéologie psychique sont sa mémoire de poisson rouge, son incapacité à raconter des histoires et son manque manifeste de bonne volonté.
Hier soir, on bavarde au creux du lit. Les vents sont favorables. Larguez les amarres, c'est ZE moment pour pendre le large. Au détour d'une phrase, il évoque la dernière fois qu'il s'est retrouvé avec une fille. Ma curiosité est immédiatement aguichée :
- Vazy vazy raconte, je veux tout savoir.
- Bah rien, j'ai été avec une fille, c'est tout.
C'est ça oui, rien du tout. Si tu crois que je vais te lâcher comme ça, mon grand! Il va falloir passer en mode interrogatoire musclé.
- Alors, c'était où?
- Au resto.
- C'était quand?
- Il y a trois ou quatre ans.
- C'était qui?
- Bah une fille.
- Non? Sans blague?
- Rhoooooo.. une amie, chais pas.
- Quelle amie? tu la connaissais d'où?
- Une amie d'une amie.
- Me voilà fort avancé...
Et ainsi de suite pour chaque détail que j'ai chercher à connaître, et que je vais pudiquement m'abstenir d'étaler sur la place publique. Tremble, Socrate! La maïeutique n'a plus aucun secret pour moi...

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



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