Pub

Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

31/08/2006

31/08/06 - 11:36

Ségolène et moi


Ma valeur travail à moi, la Ségolène, elle ne l'aura pas réhabilitée : si elle remporte l'investiture en Novembre, ça me fera un paquet d'affiches en moins à coller et une montagne de tracts en moins à distribuer. D'ailleurs je me demande bien qui va s'en occuper, m'imaginant mal le très selecte staff de désir d'avenir le faire, mais ce ne sera plus mes oignons.

Par contre, sur ma valeur famille et tout le tralala, ça, à la Ségolène, je devrai lui être redevable : mon homme ayant encore plus de mal que moi à la saquer, je sens que son assiduité aux réunions de la fédé va en prendre un coup. Bref, plein de soirées coocooning et de promenades en famille(sic) en perspective.

30/08/2006

30/08/06 - 14:35

Naguib Mahfouz


Attention, spoils, ou spoilers, je ne sais pas

Petite montée de nostalgie ce midi, en regardant le JT. Naguib Mahfouz est mort. Je suis surpris d'ailleurs que personne en parle sur le JDI. Avant, dès qu'une personnalité nous quittait, une avalanche de posts s'abattait sur GA. L'oeuvre d'intoxication systématique du Колхоз-Блог y serait-elle pour quelque chose?
Bref, Naguib Mahfouz est mort, et je repense aux trois mois passés l'année dernière en compagnie de la famille Abd el-Gawwad. A la petite larme versée lors de la mort de Fahmi, martyr malgré lui de l'indépendance egyptienne. A l'indignation éprouvée lors de la répudiation d'Amina, dont le seul tort était de rendre visite au tombeau de Hussein. A la sympathie qu'inpire Yasine, malgré tous ses déboires sentimentaux et éthyliques Et à la surprise, la grosse surprise que j'ai eue, après 1500 pages et plusieurs semaines de lecture, lorsque Ridwane, le petit-fils préféré du très respectable Ahmed Abd el-Gawwad, le beau Ridwane dont la vue "en marchant dans al-Ghouriyya de son pas indolent était un spectacle assurément remarquable", ne semble pas trop intéressé par les charmes de la gente féménine.
ET de me dire, mais vraiment, ça va pas Asbel, tu vois des homos partout.
Puis de suivre, à coup d'allusions à peine voilées, la relation qui va l'unir avec le riche et puissant Abd el-Rahim Pacha Issa, avant que ce dernier, déchu en politique, n'entame une conversion spirituelle en partant en pélérinage.
La veille de son départ, dans une soirée en petit commité (un de mes passages préférés de la trilogie), le vieux Pacha tente de convaincre une dernière fois son jeune "ami" de se marier, malgré son dégoût des femmes. Dans un discours au ton assez juste, il exprime la perplexité qui a toujours été la mienne devant le désir hétérosexuel, et résume, en une seule question, la naturalité avec laquelle les homosexuels pouvons vivre notre désir, et le décalage avec ce qui, en théorie, devrait être :
"- L'homme peut vivre sans femme!... Mais c'est un problème! Peut-être t'est-il égal que les gens se posent des questions, mais t'en poses-tu toi-même? Tu peux dire que la femme inspire le dégoût.Seulement, pourquoi ne l'inpire-t-elle pas aux autres?"

Et tout ça en 1957, au Caire. Outre une grande ouverture d'esprit, on peut aussi lui attribuer une grande empathie, à l'ami Mahfouz...

30/08/06 - 11:48

Cri de détresse


Et c'est reparti!
Hier soir, j'attrape le taperware à riz, en théorie HERMÉTIQUE, et que vois-je? Qui est ce qui s'agite insolemment dans son intérieur, me narguant une fois de plus? Les moins chanceux d'entre vous, ceux qui ont déjà eu affaire à ces putains de bestioles ont deviné déjà. C'est en effet une mite alimentaire, de son vrai nom Ephestia Elutella (eh oui, je suis un vrai expert maintenant) qui sautille entre les grains de riz, prête à pondre ses 100 oeufs dans son effort sans faille à persévérer dans son être et dans celui de son espèce.
Mais bordel, elle est radioactive sa salive ou quoi, parce que deux milimètres de plastique, ça se perfore pas comme ça. A moins qu'à l'image de Reed Richards des Fantastic 4, son corps soit élastique et modelable à volonté, capable de se glisser dans les micro interstices qui séparent le couvercle et le taper ware.
Et moi qui vivait jusqu'aujourd'hui dans une assurance naïve, convaincu que les pots hérmétiques alignés dans le placard étaient un rempart suffisant contre l'invasion. Les visions cauchemardesques de l'année d'août dernier m'assaillent à nouveau. Les chenilles se traînnant lentement mais sûrement vers la chaleur protectrice du faux-plafond de la cuisine, et que j'avais pris dans un premiers temps pour des asticots, poussant dans un hypothétique steack haché oublié au fond du placard que je n'arrivais pas à retrouver, et, pire que ça, que je ne sentais même pas!
Enfin bref, là, je devrais passer au crible le moindre aliment sec du placard, à la recherche de ces filaments noirâtres qui signalent la ponte, jeter ce qui est à jeter, faire subir au reste un petit séjour mitocide dans le congélateur, laver le placard au vinaigre, et acheter un insecticide (et à présent j'en ai plus rien à fouttre qu'il ne soit pas écologique ou que ses composantes toxiques touchent mon organisme et qu'elles accélèrent le réchauffement climatique, je veux juste qu'il soit efficace).
Je devrais. Mais l'energie nécessaire me fait cruellement défaut. Je pense pouvoir attendre encore un peu, au moins jusqu'à l'apparition des premières chenilles. Pour l'instant, je me contenterai de laisser libre cours à mes pulsions sadique et d'assouvir ma vengeance sur les spécimens adultes, particulièrement bêtes et maladroits, à tel point que l'handicapé moteur que je suis peut aisément les attraper au vol, et d'une seule main de surcroît. On peut même jouer au Volley avec.

29/08/2006

29/08/06 - 11:42

Faux faire-part


On nous avait prévenu plusieurs fois, et nous nous étions préparés au pire. On s'attendait à rester cinq, six, voire sept mois en liste d'attente, les services du tribunal d'instance étant débordés, et les contrats d'unions des ptits pédés n'étant pas la première des priorités.
Que tchi. Au bout du centmillième coup d'appel (ils doivent filtrer comme ça), une âme charitable a eu la gentillesse de nous répondre et de fixer la date de notre PACS au 6 octobre prochain. Quarante jours c'est un peu court pour organiser une grosse teuf, et surtout pour que tous les barcelonnais, les parisiens, les bretons, les sétois (ah le coup bas), les italiennes, les turcs, les mexicaines, et même les argentines puissent dégager un week end dans leur emploi du temps. Et de toute façon, cette année, octobre c'est le mois de jeûne de m... (oups je blasphème) et mon homme n'aurait pas pu s'éclater vraiment (heureusement, après mes menaces et les négociations serrées de septembre dernier, il pourra quand même consommer notre union, mais seulement après le coucher du soleil).
Bref, on fixera une autre date, dans quelques mois, pour préparer mieux la chose. En attendant, ceux qui veulent nous amener le champagne (ou plutôt m'amener le champagne, mon homme ne boirra pas) à la sortie du charmant tribunal d'instance de la route de Narbonne, sont cordialement invités le 6 octobre.

28/08/2006

28/08/06 - 20:44

Cholismo Attitude


Avant de partir s'instaler à Istamboul (petit veinard va), Jérôme a eu la gentillesse de me rendre les dernières affaires qu'il avait gardé après notre rupture, et quelques bonus en plus que l'on avait acheté ensemble.
Parmi tout ça, le CD gravé de Camela, un Ovni musical indescriptible et effrayant, un concentré du plus mauvais goût espagnol, l'équivalent musical des télés recouvertes de broderies avec les photos de la permière communion des enfants dessus. Mais putain, ce que c'est bon :


Ole tu voz, guapa!


Allez, une deuxième pour la route, et surtout, ne touchez pas à la drogue

La maison étant dans un état lamentable, je décide de consacrer l'après-midi au ménage. Et pendant que je plie une tonne de linge avec Camela à fond sur la chaîne, je saisis un peu du bonheur des cholas(intraduisible), à chanter Como le digo yo tout en attendant le retour de leurs mecs, des purs canons à la Cristiano Ronaldo ou à la Fernando Torres, de vrais cholos eux aussi, de pelo en pecho.
Puis c'est le retour à la dure réalité ma thèse, et cette question qui m'obsède toujours : Pourquoi j'ai donc fait des études supérieures alors que je suis si heureux à plier du linge en écoutant Camela et en attendant mon homme?

Quoi je phantasme? pfff n'importe quoi.


28/08/06 - 12:31

Le rochelais enthousiaste


Allez Manu, aujourd'hui je t'offre un boulevard...

Dimanche matin, la clé insitante de la femme de ménage nous inflige un réveil douloureux. J'ai à peine cuvé l'alcool ingéré d'hier soir dans notre expédition à la découverte de la nuit gay rochelaise en compagnie des charmants garçons d'H&S et de d_s en particulier. J'allume donc le mode pilote automatique, et par je ne sais quel miracle, je me retrouve dans la plennière de clôture. Arf. Encore des discours. Mon homme est enthousiaste. Comment fait-il avec tout ce qu'il a enquillé hier soir?
Je m'assois par terre dans un coin, devant un écran géant, et commence à lire par dessus de l'épaule le journal que dévore passionnément la jolie MJS d'à côté. Aujourd'hui en France fait un récit poignant de la prestation de Lionel Jospin de la veille, à laquelle je n'ai pas pu assister. Et moi qui le qualifiais avant-hier d'imperturbable..
Quand le tour d'Hollande arrive, je suis déjà très loin de l'actualité politique, entrain de satisfaire ma curiosité morbide avec l'histoire de cette gamine autrichienne kidnapée. Je lui accorde momentanément mon attention, histoire de, puis je replonge dans le mondial de basquet. Attends, il présente le programme, et moi le programme on me l'a déjà présenté 10 fois en section. Puis, lentement, je me laisse séduire. Il n'est pas mauvais cet Hollande. On me l'avait déjà dit, mais j'avais du mal à le croire. Des inflexions dans la voix, pas trop grossières en plus, mettent savamment en avant quelques points chocs. Supression des stock options. La salle s'embrase, mais je reste encore sceptique. Mandat unique des parlementaires et c'est une deuxième ovation. Vote des étrangers, troisième ovation, et je commence à sentir le coeur de gauche battre chez les militants et élus socialistes, sous toutes ces couches de réalisme imposé.
C'est ensuite le tour des attaques à Sarko. Et il est fort le premier secrétaire. Et drôle, vraiment drôle. En l'observant sur le strade, à calculer ses effets comiques, je réalise, oh comble de l'hérésie, que sa façon de communiquer n'est pas si différente à celle du président de l'UMP. De vrais show men les deux. J'adore leur façon de lancer une vanne en deux temps : un première attaque, on attend patiemment en haussant les sourcils que le public ait fini de rire, puis on rebondit sur une des images pour achever définitivement sa cible.
Sarko en prend pour son grade. et moi, qui ai resisté pendant bientôt deux ans, je suis conquis. Du moins sur l'instant. Nous allons gagner. Nous allons battre la droite. Nous arriverons au pouvoir. Et ce Dimanche 27 Août 2006, je fais parti de ce nous.
Ça dure pas longtemps. En quittant les lieux, on croise au loin le groupe de ségolennistes de la section. Ciao les has been, nous lance en guise de dernière vanne du week end un Pierre Henry (tiens, il m'a tellement énervé que j'utilise son vrai nom) de plus en plus pénible, suivi des jacassement autosuffisants de son entourage. Has been. C'est de l'attaque de haut vol ça. On dirait la rhétorique rancie de Loracle entrain de nous traiter de socialomamouths. Si les ségolennistes en sont à reprendre les stratégies discursives de la droite, on va aller loin. Bande de cons va. Décidément, dans le nous, il y a toujours un eux.

26/08/2006

26/08/06 - 18:03

Le rochelais mitigé


Après un très bref, et très mouvementé passage à Bordeaux, (Les correspondances seront décalées d'une heure mon cul, oui), nous arrivons à la Rochelle.

Premières impressions de l'université d'été du PS, sur de la musique de Jonhy Marr et la voix de Morrissey :
In my liiiife
why do I give valuable time,
to people who don't care if I
life oooor die

Je ne m'habitue toujours pas à devoir sourire aux gens que je n'aime pas, à toute cette soupe de sous spin doctors, plantes montantes et lèche-culs qui composent une partie non négligeable de notre section et du parti.
Il faut me comprendre. J'ai commencé à travailler tard, et dans un milieu où, malgré le manque d'affinité avec certains collègues, je garde toujours un minimum de respect pour ce qu'ils sont. Je n'ai jamais du être vraiment hypocrite.

Et puis mon homme était passablement énérvé hier soir. Dans une manoeuvre assez louche, on a fermé l'université des MJS aux nons-adhérents, alors que tous les grands hierarques ne s'exprimeront que devant la jeunesse socialiste. Une façon de verrouiller de débat? C'est possible. Ségolène, d'ailleurs, a fui ce débat : une seule intervention, en ouverture, et sans échange avec la salle. Elle a refusé toute autre configuration. Vraiment peur de ses méchants petits camarades celle-ci.

Sinon il y a des choses rigolotes aussi. Le bal incessant de têtes connues est assez ennivrant. Et en plus il y a de la grosse marée par ici. Pour un méditerranéen pure souche, ça fait tout bizarre.

Ah, et il y a Jospin enfin. On atterrit hier soir dans la réunion que lui a organisé Vaillant, à l'écart de l'université. Malgré tout le respect que j'ai pour ce grand monsieur, à des moments j'ai vraiment l'impression d'être dans un monde à l'envers. J'imagine tous les autres présidentiables, qui ont du réunir leurs troupes pour tenter de les motiver, de les électriser, et nous on est là, à tenter d'électriser notre candidat, de le motiver pour le combat. De vraies déclarations d'amour se succédent, dans la bouche de charmantes jeunes filles d'ailleurs, et le Lionel reste assez imperturbable. Je me surprends à divaguer et à l'imaginer en pleins ébats avec cette belle jospiennienne qui lui adresse là la parole, mais j'écarte l'image qui se forme d'un revers de main. Sacré Lionel, c'est une peu pour ça que je t'aime....


26/08/06 - 17:22

Ricroel attitude


"-Votre attention s'il vous plaît, en raison d'une alerte à la bombe à la gare de Bordeaux, ce train s'arrêtera pour une durée indeterminée en gare de [impossible de retrouver le nom du patelin]. Toutes les correspondances seront assurées. Veuillez nous excuser les désagréments."

Dans le wagon, grognements, soupirs, énérvements, et pour finir, un ballet synchronisé de personnes sortant leurs portables en même temps. La vieille d'à côté :

"-Allo Lucette? Oui, je vais être en retard car on prévoit une alerte à la bombe"

24/08/2006

24/08/06 - 12:07

Et vous, vous montez comment les escalators?


Revenir à Toulouse, après plusieurs semaines dehors, c'est toujours un petit pincement au coeur. Je suis extasié de retrouver la ville dans le même état où je l'ai laissé. La seule marque perceptible du temps qui a passé, c'est la vitrine de Bédéciné qui affiche plein de nouveautés. Sinon, le Capitole est toujours aussi rose. Et ça rassure. Toulousains, vous avez bien pris soin de ma ville pendant mon absence, merci. Pas comme ces Barcelonais : il suffit de tourner un peu le dos, et ils vous rendent une ville méconnaissable. Ils te contruisent un nouveau quartier là, ils te réaménagent celui-ci, un autre devient craignos, et un quatrième change complètement de population et de commerces..
C'est fou comme ça ressemble à ma vie privée tout ça. Paradoxalement, au fil des années, Toulouse est devenue le point stable d'ancrage, alors que Barcelone devenait le théâtre de tous les bouleversements. Plus de chez moi physique là-bas. Le héros de ce film ne rentrera plus à Noël pour retrouver sa chambre, ses trophées de baseball ou de basket et la photo de sa copine du high school.
Dernier exemple de cette fabuleuse et rassurante absence de mouvement à Toulouse : le métro. Et plus concrètement, les escalators du métro. A Paris, à Londres, les gens préssés montent à gauche, les gens fatigués attendent à droite. A Barcelone on est bien trop barbares pour arriver à un tel degré de raffinement et de complexité dans les interactions de foule : on se bouscule, tout simplement. A Toulouse, vous aurez du mal à le croire, mais il n'y a pas de gens pressés. Je vous assure. Tout le monde attend, tranquilement, sur de longs escalators, d'arriver au bout. C'est très déroutant quand on arrive d'une grande ville, mais ils ont probablemet raison d'agir ainsi. Les sophistes ne pensaient-ils pas que la civilisation, justement, c'était tenter d'arrêter, ne serait-ce que provisoirement, le flot continu des choses et du temps?

23/08/2006

23/08/06 - 19:58

Questions pratiques


1. Quelqu'un a prevu de se déplacer à La Rochelle ce week-end, pour assister à l'université d'été d'un célèbre parti à laquelle mon homme me force à assister alors que j'ai arrêté de suivre l'actualité le premier août, et que je ne comptais pas m'y replonger jusqu'au premier septembre?

2. Quelqu'un a un portable (sans puce) à me prêter quelques jours, le temps que je décide si j'en prends un nouveau ou je me rachète un chargeur (ce qui, me connaissant, risque de prendre un certain temps)?


23/08/06 - 11:27

Me myself and my singing ombligo (c.zerosix)




Test trouvé sur le blog d'In-the-stars, qui l'avait trouvé sur le blog de pheel, qui l'avait trouvé sur le blog de garoo, and so and so and so...
Or si tous ces gens brillants ont succombé à son charme, pourquoi pas moi?

Résultat? surprenant : tout ce que j'aimerais être mais ce que je ne suis pas forcément, car comme disait Mr. Wolf dans pulp fiction, no nos chupemos las pollas todavía...

And ze million dollar question is : quel habitant
de la rue Pouzonvile sautera sur ce long test compliqué
dans les secondes qui vont suivre cette lecture? Dur dur...

22/08/2006

22/08/06 - 10:03

Où je remercie mes amis


Perdu le chargeur de mon portable en Grèce. Impossible d'accéder à mon agenda et de vous appeler tous, pour vous remercier. Je profite donc de cet espace publique pour crier, haut et fort,

MERCI !!!

Ça faisait un moment que je voulais amener mon homme à l'Opéra, ça tombe à pic..

N'en voulez pas à Dibi de n'avoir attendu personne pour offrir le cadeau. Il n'en pouvait plus, excité comme une pucelle, tapant des mains dans son très personnel style morse. C'était émouvant à voir.

21/08/2006

21/08/06 - 23:24

Petit guide pratique à l'intention des étrangers voulant conclure un Pacs


Rentrée consacrée aux démarches administratives comme on les aime. Le pied. Je passe sur les démarches à la fac, sans intérêt. Par contre, réunir les pièces justificatives pour le dossier du PACS est entrain de s'avérer plus funky. Les premières pièces, c'est fastoche. Puis on arrive au pargraphe "Dans les cas particuliers suivants". Voyons. Divorcé? Non, aucun des deux. Veuf (veuve)? Non plus. De nationalité étrangère, né hors de France? ah, ça oui, je le suis. Je dois donc fournir, voyons voyons... un certificat de coûtume. Je me frote les yeux et je relis. Certificat de coûtume. Hum. Je ne sais pas ce que c'est, mais juste le nom ça fait moyennâgeux. Je me renseigne, il s'agit de démontrer que je suis célibataire. Je préfère ça. J'attribue le jargon un peu fantaisiste à l'ethnocentrisme français, du genre, oh que les coûtumes des autres peuples sont exotiques, avec la polygamie et tout ça! Je continue la liste. Je dois aussi fournir une attestation de non mise sous tutelle ou toute autre mesure s'y rapportant. Méuuuhhhh. Chuis pas polyopathe ou mongolien (J'entends vos ricanements...), ils me prennent pour qui eux? Beh ça n'existe pas cette pièce en Espagne, faudra qu'ils fassent sans. Ah quand une homogénisation européenne des procédures administratives? On homogénise les calibres des bananes mais on continue à te demander des documents invraissamblables.
Deuxième étape, le consulat. Je n'aime pas le consulat. Déjà on me vouvoie, en espagnol, et en 2006. Et en plus il y a la photo du Roi. Bref, je demande le certificat de coûtume, qui en espagnol porte le nom tout aussi moyennâgeux de "foi de vie et état". On m'en fourni un en espagnol. J'en demande un en français. On me regarde comme si j'avais demandé la lune. C'est vrai, suis-je bête. Quel espagnol résidant en France peut-il avoir besoin d'un certificat de célibat en français? Ça va donc faire 100 euros en traduction assermentée. Et encore, il faut aussi traduire l'acte de naissance. Administration, je t'aime.

21/08/06 - 01:01

Celui qui aimait les bites et autres histoires


Dimanche 20 juillet, 24h, maison. Que c'est bon de retrouver un clavier avec des accents!

(Toujours et encore sans photos)

I. Dans le port de plaisance de Patitiri, un superbe yacht anglais dont la fortune du propiétaire dépasse le concevable pour nous autres simples mortels. Dans un élan lyrico-exotique, on l'a baptisé amapola, coquelicot en espagnol. Mais dans l'opération, un deuxième /l/ s'est glissé dans le nom, donnant finalement amapolla, autrement dit, ama-polla, celui qui aime la bite. Comme quoi l'argent ne préserve pas du ridicule...

II. Sur la porte des toilettes à l'aeroport d'Athenes, un numéro de portable acompagné de la phrase "Andras gia Andra", ce qui signifie, je suppose, quelque chose comme d'homme à homme, ou homme pour homme. Ça me fait tout bizarre de voir la racine grecque de mon prénom dans ce type de messages. Peut-être que finalement, mes parents n'ont pas si mal choisi...

III. Dans la maison de la presse à l'aeroport de Rome, en attendant la correspondance, je feuillette les journaux. A l'allée, j'avais déjà reperé, dans les mains d'une vieille bourge milanaise, Libero, qui titrait sur les régularisations des sans papiers en gros caractères : Adieu Italie, les portes sont ouvertes à l'envahisseur. Aujourd'hui, c'est le tour des troupes militaires italiennes au Liban : Maintenant, c'est la gauche qui aime la guerre : L'italie rentre en guerre contre Israel. Boudu. Elle mâche pas ses mots la droite italienne.

IV. 5 heures d'attentes à l'aéroport s'annoncent pénibles. On décide avec mon homme de faire une virée romaine. Deux choix de virée possibles. Soit je fais le snob jusqu'au bout, et au lieu de faire un vulgaire tour touristique, je vais simplement prendre un glace et me prommener à la Villa Borghese. Soit, au contraire, je profite au maximum de ces quelques heures pour voir le plus de monuments possibles, jusqu'à l'épuisement, en courrant et en grimpant les collines de la ville etrenelle, jusqu'à être saturé par autant de beauté concentrée en un lapse de temps aussi court. Mon homme ne connaissant pas Rome, on s'incline finalement pour cette deuxième option. A peine sortis de la station de métro Colisée, et voilà qu'on traverse sans s'arrêter le forum impérial, qu'on grimpe sur le Capitole. Un coup d'oeil rapide mais réverentieux à Marc Aurèle et on doit déjà descendre vers Piazza Venezia, s'engouffrer dans les ruelles jusqu'au Panthéon, contempler 5 minutes montre en mains ce sommet de l'architecture de l'antiquité, puis revenir un peu sur nos pas, tourner à gauche, et déboucher sur Piazza Navonna. Le temps de tremper un peu nos pieds doloris dans la Fontana dei Fiume, glacée, et c'est déja l'heure de repartir. 120 minutes pour voir la plus belle ville du monde. Je devrais être guide pour japonais.

18/08/2006

18/08/06 - 19:05

Fin aout, debut septembre, bis


Vendredi 18 Aout, Cafe internet de Patitiri. La gerente est particulierement conne. Comme tous les mediterraneens, moi inclus, elle deteste son travail et le fait payer aux clients

(Toujours et encore sans photos)

Petit dejeuner Americain sur la terrasse de l'hotel qui donne directement sur une belle crique. Je hais les petits dejeuners americains, et surtout, ca me trou le cul de devoir en prendre en Grece ou dans n'importe quel autre pays qui ne soit pas les Etats-Unis...
Deux couples de Francais, ravis de rencontrer des compatriotes en terres hostiles, discutent malgre les 5 metres qui les separents, sans oser franchir le pas et s'asseoir a la meme table. Il faut savoir garder les distances. Je me surprends a les trouver irritants. Et ce, pour le seul crime d'etre tellement francais. Ce qui est quand meme bizarre pour quelqu'un qui, comme moi, vit en permanence entoure de francais. Puis en fait non. Leur vrai crime, en plus d'etre tellement francais, c'est d'avoir 35 ans, et de prendre la vie avec le serieux des gens de 35 ans. Le pire, c'est que je les sens aussi venir au galop dans ma vie, ces conversations sur les prommotions au boulot et les emprunts a taux variable ou fixe. J'aurais presque hate d'etre vite vieux et de sauter cette etape...

16/08/2006

16/08/06 - 19:09

Fin aout, debut septembre. Argh


Un jeudi ou un mercredi, ou peut-etre un vendredi, je ne veux pas savoir, du mois d'aout de l'annee 2006, Patitirion, Anolissos

(Toujours sans photos. Amis, si vous avez une envie pressante de me faire plaisir, vous savez ce qu'il vous reste a faire. Surtout que vu que mon homme et moi on a explose le budget vacances, -la Grece c'est suuuuuper cher- c'est pas demain la veille que je vais me l'acheter, mon numerique....)

Arf.
Plus que quelques jours de vacances. J'en suis deja malade. La figure menacante du pere castrateur, autrement dit, ma directrice de these, revient hanter de temps en temps mes pensees. D'autant plus qu'en ouvrant la messagerie, j'ai eu le temps d'appercevoir un mail a elle. Evidemment, je ne l'ai pas ouvert. Faltaria mas
Le reste de temps est consacre a l'observation minutiueuse des differentes tonalites qu'adopte ma peau au cours des jours, passant du blanc, au rouge, au violace. Et jamais homogene sur l'ensemble du corps. C'est d'une beaute! Mon homme, par contre, affiche un bronzage parfait a la limite de l'insultant.
Quant aux visites culturelles, elles se sont arretees en fermant la derniere porte du dernier monastere de Meteora. Tout etait tres beau et impressionnant et saisissant et tout et tout, mais la lecture de quelques declarations des popes me trouble un peu. Que c'est facile de rejeter avec mepris le siecle, tout en vivant des dons de nobles ou des revenus du tourisme! Definitivement, l'ascetisme et la vie contemplative, tres peu pour moi.

12/08/2006

12/08/06 - 12:39

Ou, le temps d'un journee, je rentre dans un autre monde


Samedi 12 Aout, 13h, internet cafe a Ermoupoli, Syros
(Sans photo. Cote positif des choses : ce voyage m'as permis de renouer avec les joies de mon appareil argentique, qui prenait la poussiere dans sa sacoche. Soooo vintage.)

- Contrairement a ce que l'on pourrait croire, voyager en Europe, c'est plus complique que de voyager sur d'autres continents. Je n'etais plus habitue. Ici, pas possible de prendre un taxi collectif longue distance si t'as rate l'autocar du jour, ou de louer une barque de pecheur toute une journee pour te rendre sur une ile quand il n'y a plus de ferrys. La Grece, c'est l'Europe, avec tout ce que ca implique en termes de chiantise. Ils vont meme jusqu'a numeroter les places dans les transports publiques!!! Pfff, tout se perd. Du coup, la mauvaise surprise du voyage, c'est d'arriver au Piree, en pensant embarquer immediatement sur un grand ferry un peu viellot et rempli de routards, et apprendre qu'il est complet. Comment un ferry, un truc aussi enorme, peut-il etre complet?? Moi je suis pret a voyager en soute s'ils veulent!!! Ferry suivant donc : un fast boat. Et encore, il n'y des places qu'en salon VIP. On fouille les fonds des portemonnaies, et c'est parti pour une viree en premiere classe. On a vraiment mal au cul. A la place des routards, le salon se remplit petit a petit d'italiens, grecs et espagnols soooooo fashion, qui de toute evidence vont passer une semaine de sea sex sun and drugs a Mykonos. Dans un premier temps, fort naivement, je me dis que decidemment, les gens du Sud sommes tres mal organises et que l'on achete jamais les billets en avance, et du coup, on se fait toujours avoir. Je suis sur que les teutons, eux, ont achete tous les billets de ferry, d'avion et de bus sur le net avant meme de partir. Puis, je regarde de plus pres la splendide comedie humaine qui s'offre a mes yeux, et je comprends que tous ces garcons et ces filles, que l'on dirait directement sortis d'un plateau d'Ardisson, ont volontairement paye trois fois plus pour voyager en premiere. Je me sens specialement pouilleux avec mes spartiates quechua.

- Quelques jours plus tard, je finis par faire une alte d'un jour a Mykonos. Direction : Paradise Beach. A voir. Meme en plongeant sous l'eau, j'entends les lignes de basse. Je nage en plein clip MTV. Jusqu'hier, je pensais que les reportages sur les spring Break ou sur Saint Tropez etaient des fakes. On prend quelques extras bien foutus, on leur demande de de se deancher un peu devant la camera, et le tour est joue. Beh en fait pas du tout. Les gens dansent vraiment parmi les chaises longues en pleine apres-midi. Et ils sont vraiment bien foutus. Une question me taraude l'esprit : cette nouvelle mode de porter un slip bien visble sous le maillot de bain tombant, ce n'est pas tres inconfortable pour se baigner? Mais suis-je bete : qui, en 2006, va a la plage pour se baigner???? On rentre vers la ville dans un bus qui empeste l'alcohol. Comble du faux glamour, les deux americaines dans les sieges d'a cote continuent de siroter leur smirnoff ice, le regard vide. Les japonaises derriere, par contre, sont d'une parfaite elegance et pudeur, en total decalage, comme d'habitude, avec la vulgarite occidentale. Quel regard peuvent-elles porter sur cet etrange endroit? Un jour je discuterai longuement avec une des ces touristes orientales. En attendant, good bye Mykonos, good bye Syros, la suite de l'aventure c'est dans le continent.

04/08/2006

04/08/06 - 23:07

αντίο!


(Sans photos. Malgré mes fines allusions, mon père ne m'a pas proposé de me prêter son appareil numérique. La prochaine fois je serai plus directe.)



Bonnes vacances à tous! Ce blog est momentanément suspendu (eh, oui Florent, faudra se trouver une autre distraction au boulot...)


01/08/2006

01/08/06 - 03:11

Le surréalisme au jour le jour


(Sans photo. Mon dealer Sony 4.1 est mort d'overdose la semaine dernière, me privant de ma ration journalière de clichés. Le sevrage s'annonce pénible)

Réveillé ce matin par F* qui passe l'aspirateur. Bientôt 18 ans qu'elle a commencé à bosser pour mes parents, F*. Autant dire que, si elle ne m'a pas changé les couches, elle a au moins du nettoyer les traces de mes pollutions nocturnes d'ado (la te-hon!). Ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue, mais dans mon lit j'appréhende de me lever pour aller lui dire bonjour : encore aujourd'hui, cette pure castillane de la meseta, dure et sèche, m'engueule constament et me traite de petit morveux dès que je lui resiste une peu.
Finalement, une fois n'est pas coûtume, elle était adorable et on a papoté longuement. Le choc, ça sera après-demain, quand elle me découvrira, au petit matin, dans le bras de mon homme qui (enfin!!!!!!) va venir me rejoindre ici. Je supose qu'elle ne relèvera même pas. Il faut dire aussi que dans ma famille, on réussit toujours à faire passer en force dans le domaine de la normalité absolue les situations les plus décalées. C'est du surréalisme au jour le jour.

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



Pochettes clickables...

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