Pub

Texte?
Elle chante le nom qu'elle aime bien,
qui est long et beau,
qui dit seulement :
Méditerra-né-é-e

31/07/2006

31/07/06 - 01:45

Sur les heureuses découvertes, les excursions en métro,
et les bogoss des quartiers qui marchent sur la plage


(Sans photo. Mon appareil numérique m'a largué alors qu'il était convenu que nous partions ensemble en vacances dans 5 jours. Je le maudis lui et ses géniteurs de Sony : que le courroux divin s'abatte sur eux)

Quelque chose ne va pas avec l'appart de mon père. Déja, pour un appart suréquipé jusqu'au ridicule, il dispose d'un accès internet tout pourri (mais bon, ça il faudrait aussi que je me soigne). Il y règne un ordre quasi surnaturel, qui rend toute forme de vie suspecte. Je stresse à chaque fois que je touche quelque chose. Et surtout, j'ai cette désagréable impression que je m'y sentirai jamais chez moi.
Cependant, aujourd'hui, après 18 mois, je viens de faire une grande découverte. Je suis sur la ligne 4 de métro, c'est à dire, tachin tachan, à un petit quart d'heure de la plage! Une révolution dans ma perception de la ville. Comme dans tout grand port industriel, les barcelonnais ont traditionnellement vécu dos à la mer, malgré des notables efforts des derniers maires pour renverser cette tendance. Du coup, pour moi aller à la plage se traduisait par un interminable périple dans les sous sols dela ville, à harpenter des couloirs de métro qui n'en finissaient jamais.
Après la cuite d'hier, je m'apretais aujourd'hui à comater tranquilement toute la journée. A 16 heures, Eloy me tire (brièvement) de ma torpeur, et me propose de me sortir les doigts du C* pendant 15 minutes, le temps d'opérer une petite translation spatiale qui nous permette de comater ensemble sur le sable, au soleil. Dit i fet. La plage de Bogatell n'est pas très jolie, ni propre d'ailleurs, mais il y a cette ambiance de plage urbaine qui me rend fou. Je n'ai pas prévu de me baigner. Je n'ai même pas ammené de maillot : il y a toujours quelque appréhension à rentrer dans l'eau alors que pas si loin on apperçoit les cheminées du complexe pétrochimique de Badalone. Mais fuck l'hygiène. Si je me suis baigné à Bab-el-Oued ou à Catania et je n'ai rien choppé, je peux bien me baigner ici. Et fuck le sens du ridicule aussi : C'est en vieux boxer H&M, heureusement pas transparent, que je vais défier les quelques vagues de la Méditerrané-é-é

30/07/2006

30/07/06 - 06:31

Celestina attitude


(Sans photo. L'appareil numérique m'a lâché à une semaine des vacances en Grèce. Je maudis les dirigeants de Sony et leur descendance jusqu'à la cinquième génération.)

Il y a-t'il une avenue au monde (et je mesure mes mots) plus animée que les Ramblas à 5 heures du matin? Les Barcelonnais nous avons des centaines de raisons de détester cette rue, qui nous a été définitivement ravie et transformée en protectorat international. Pourtant, il est quasi certain qu'à un moment de la journee, soirée, nuit, ou matinée, on va la remonter ou la descendre.
Aujourd'hui ce n'était évidemment pas une exception. On sort du M.O.O.G à la fermeture. Le premier étage de cette boîte est ce qui ressemble le plus dans ce monde au pays des bisounours pansexuels. Les combinaisons les plus improbables s'opèrent dans la petite salle du haut. Des garçons avec des dreadlocks jusqu'au cul s'embrassent lascivement dans un coin, tandis qu'une riot girl crâne rasé viole à moitié un petit intello à lunettes épaisses sur la piste de danse. Le DJ, une des plus grandes folles de tout Barcelone, a trouvé dans cette boîte hétéro un espace de liberté remarquable. Pas besoin de se la jouer faux macho ou drama queen comme dans les autres endroit que le label pédé enferme dans un jeu de rôles figé. Ici, il semble sincère et frais.
Moi, pendant ce temps, je sui trop occupé à alluciner sur mes amis du lycée. Avec quelques années de retard, ces petits hétéros sont entrain de decouvrir les joies de l'omnidirectionnalité. Ils sont tous sur deux, trois, quatre coups en même temps, prenant rendez-vous l'après-midi avec un fille rencontré la veille, finissant la soirée avec une autre rencontrée l'avant-veille. En vrai celestino, je réussis à arranger le coup entre la fille de ma marraine, qui n'est plus du tout le petit enfant sage de mes souvenirs mais plutôt une redoutable croqueuse d'hommes, et un bon ami. La fin je ne la connais pas, ils ont mystérieusement disparu à un moment de la soirée. Faussement indifférent à ce qui prend forme dans mon dos, j'enchaîne Vodka Red Bull sur Vodka Red Bull, jusqu'au moment où je prends conscience de mon état d'ébrieté très très avancé, et je préfère calmer de jeu, tandis que je commence à rêver du lit douillet que je vais rejoindre dans quelques secondes.
Bonne nuit tout le monde, et bon jour du seigneur!


Update 15 h 35
Oh my god. Post Cuitas animal malade et honteux.

29/07/2006

29/07/06 - 15:36

Sur les grèves sauvages, le réalisme magique, et les nuits d'été


A nouveau sur Barcelone depuis hier soir. En descendant du train, je tombe sur un groupe de circuit boys. Cent mètres plus loin, un autre. Arf, c'est vrai, c'est le Lovemachinchose. Déjà qu'en temps normal, Barcelone c'est quand même ultrapédé, alors une fin de juillet avec un grand rassemblement gay organisé dans les jours qui viennent, on dirait un gigantesque Marais. Mais avec un peu de malchance, ils devront tout anuler : depuis hier, 2000 salariés de l'aéroport sont assis sur les pistes d'aterrissage. Comme quoi, il n'y a pas qu'en France où on sait se battre.

Coup de fil à mes pôtes, et je m'incruste à leur "repas aphrodisiaque" dans une galerie d'art-resto du Born. Je suis curieux de voir ça. C'est deux mexicaines qui tiennent l'endroit, et en effet, la mise en scène qui précède le repas, avec discours, présentation powerpoint et tout et tout, est on ne peut plus sudaméricaine. Avec leur mélange caractéristique de science, diététique, psychanalyse, mythologie, superstition et nimportenawak, elles nous brouillent alègrement les frontières du vrai et du faux. A croire que Gabriel García Márquez et les autres n'ont rien inventé : c'est la façon naturelle de s'exprimer du continent.

Après le resto, éméchés et aphrodisiés, la question fatidique. On sort où. On fait quoi. Qui veut aller où. Quelqu'un fait enfin preuve d'un peu de leadership, et on finit au miles de vivienda, un squat qui organise une teuf militante pour le logement digne. A ma grande surprise, les squateurs, beh c'est plus ce que c'était. Déjà, niveau standing, ils se font pas chier : ils se sont installés en plein Paseig Joan de Borbó, avec vue sur le port et Montjuïc, entourés de restos et de terrasses pour touristes. Exit la hard tech de l'enfer et le punk. Hier soir, c'était house estival, bootleg sauvage, et greatest hits pachangero. Le tout mixé avec un e-book so fashion et son i-tunes. Cerise sur le gateau, à travers les portes grandes ouvertes, on entend parfaitement la musique dans la rue, et avec trois chaises et deux tables on a improvisé une charmante terrasses à l'air libre, qui ne manque pas d'attirer les inévitables pakistanais et leurs bières à un euro. De temps en temps, une voiture de police passe jetter un coup d'oeil, mais ne dit rien. Allucinant. Si l'immeuble ne donnait pas l'impression d'être sur le point de s'effondrer sur nous, je dirais que c'est le maire de la ville lui-même qui a organisé un spectacle pour continuer de donner cette image de Barcelone so cool wannaguein. Surtout que la fête est bondée de touristes. Mais peu importe. la soirée est superbe. On rentre tard, synonyme nuit réussie. Le temps de voir sortir le soleil derrière la sagrada Familia, et au lit.

28/07/2006

28/07/06 - 04:06

Révélations esthétiques


Vendredi 28 Juillet, 3h, Maison





Another night in...

Alors que mon homme est parti une petite semaine chez ses parents, je trouve enfin la réponse à une question qui me tracasse depuis quelque temps. Pourquoi ai-je arrêté d'écouter les chansons calmes et mélancoliques qui me plaisaient autant ado?
Pourquoi, en regardant mes fichiers sur l'ordi, je ne trouve que de la musique pêchue, et avouons-le, plutôt médiocre?
Ai-je mûri, ou au contraire, ai-je perdu la patience, l'interêt, la concentration d'antan? Suis-je blasé, alors qu'avant, le qualificatif "ennuyeux" sortait très rarement de ma bouche?
L'explication pourrait s'avérer finalement bien plus simple : depuis que je vis en couple, je n'écoute plus de musique la nuit.

27/07/2006

27/07/06 - 18:24

Fetichiste attitude


Jeudi 27 Juillet, 18 h, maison



Vieux, usé, fatigué, déchiré, c'est l'heure d'aller te reposer au paradis des sacs à dos, mon fidel compagnon de route

Je vais te ranger (définitivement?) dans un armoire, Oh, mon vieux sac Decathlon. Tu viens d'être remplacé, c'est cruel la vie, par un petit minet écervelé, un sac Quechua flambant neuf, 9 ans plus jeune que toi.
Je me souviens parfaitement de notre première rencontre, en Juin 97. Je venais d'avoir mon Bac, et je me préparais à ma première aventure, un interrail de 5 semaines au travers de l'europe.
Depuis, que du chemin parcouru! Tu m'as accompagné sur les routes de quatre continents. Tu as traversé des dizaines et des dizaines de fois les Pyrénnés. Tu m'as patiemment servi de fauteil improvisé dans les gares, ports et aéroports à l'attente du train, de l'autobus, du taxi collectif, ou du Ferry qui allait nous ammener à la ville suivante. En contrepartie, à chaque fois qu'on a voulu te voler, t'ouvrir, te fouiller, te tripoter, j'étais là pour te proteger. J'avais toujours un oeil sur toi.
Le jour où j'ai remarqué ton tissu déchiré, mon coeur s'est brisé.. Je suis à jamais inconsolable.

27/07/06 - 14:10

Joueur par procuration attitude
(Et Dieu sait à quel point je suis joueur)


Puisqu'il faut choisir...

Ce blog, et avec lui, les diférentes associations et groupes d'opinion dont il est le porte parole, à savoir, l'influente communauté espagnole du xx Rue S. (1er étage), le puissant syndicat des thésards malgré eux ayant rédigé une seule page au cours des derniers 20 jours, l'association internationale "TGV, De una puta vez", qui milite activement pour un moyen de transport gratuit et (très) rapide entre Barcelone et Toulouse, le populaire site internet www.leparfaitpetitcopaindemilitant.fr, l'association pour l'amitié entre la France et la principauté de Pejite, et le club de fans du prince impérial de la dite principauté,
soutiennent la candidature à la convoitée couronne de GA de son altesse

Queen-of-the-Divan

Ce blog s'associe de même à la candidate dans son effort constant pour diffuser le plus largement possible la musique Disco, avec ici une petite touche d'hispannité :


Ole tu accento! Guapa!

26/07/2006

26/07/06 - 17:13

Enfant gâté un jour, enfant gâté toujours


Mardi 25 Juillet, 22h, terrasse du Petit Voisin



Neon lights attitude



Emmène-moi quelque part ce soir,
parce que je veux voir des gens, et je veux voir de la lumière


Comment peut-on rester enfermé chez soi toute une journée? (eh, dibi?) Je ne peux pas je ne sais pas le faire. J'en deviens malade. Du coup, hier j'ai encore fait une énième crise de claustrophobie et de capricite aiguë à mon pauvre homme qui Dieu seul sait comment il arrive à me supporter. 19 h, j'ai passé toute la journée devant l'ordi et je commence à passer quelques coups de fil pour un eventuel apéro. Arf. Personne. Les sueurs froides commencent. Possiblement, l'effet du manque d'alcool : à Barcelone, je n'ai pas réussi à me coucher sobre un seul jour. Le sevrage est difficile. La perspective de rester à la maison et s'allonger sur le canapé me terrorise. Je suis au bord des larmes. Rien n'a plus sens dans ma vie.
Heureusement, super copain est là pour me prendre par la main, m'assoir à une terrasse, et me mettre un demi sous le nez. Ensuite, tout devient facile.

25/07/2006

25/07/06 - 16:36

Prophétie réalisée


Lundi 24 Juillet, 23 h, terrasse du Tchin



Récit de voyage et jeux de mots pas drôles attitude

25/07/06 - 16:11

J'ai failli oublier!


Samedi 22 Juillet, 20 h, maison



mon homme sait parler aux hommes

25/07/06 - 12:30

Spéciale cassedédi à Dibi (qui aime beaucoup les listes)


6 ans, 6 émotions érotiques de mon adolescence

1992, Dragon Ball Z
Et la fantastique facilité avec laquelle Toriyama nous montrait les fesses de ses héros. La palme est sans conteste pour cette scène où Vegeta sort majestueusement du Tank de récupération après sa défaite sur terre contre Son Goku et les autres. Aux commandes de l'appareil, un des médecins de Freezer détourne la vue (peut être pour cacher ses pensées impures?)

1993, Akira
Numéro 17 de la collection Glénat : Testuo, dans un Néo Tokyo ravagé, s'organise une petite partouze avec des filles de la rue. Dans ma petite tête, le mal absolu. Le préadolescent que j'étais cachera longtemps ce manga derrière un meuble pour qu'il ne tombe pas entre les mains de ma mère, qui commence à s'inquiéter de me voir lire encore des BD à 13 ans (si elle avait su!)

1994, La peste
Je n'ai quasiment aucun souvenir de ce roman, le premier "pour adultes" que j'ai du lire. Juste un, gravé dans mes neuronnes : vers la fin du livre, les deux personnages (il y avait un Rieux, non?) sortent d'Oran pour se faire un bain de minuit dans une des criques des alentours. Nudité, sable, sel et méditerrané-é-é. Quel coquin ce Camus!

1995, Paninaro



Clip revu hier par hasard en surfant sur le web, et à l'origine de ce post. Tu m'étonnes qu'il ait autant perturbé ma conscience de quinceañero lorsqu'il passait sur le top 40! Mon inconscient avait refoulé la moitié des images, et en particulier ces hommes surstéroydés qui dansent lascivement. Par contre, je me souvenais parfaitement des deux jeunes kick boxers qui enchaînent les coups et les accolades viriles.

1996, Les roseaux sauvages
Ou plutôt, Los juncos salvajes, puisque je l'avais vu sur la télé espagnole, et qu'à l'époque Stephane Rideau et Elodie Bouchez parlaient castillan pour moi. Je zappait dans ma chambre tard dans la nuit et je tombe sur un scène où un lycéen déboutonne nerveusement la chemise à un camarade pour lui arracher le devoir de maths qu'il cache. Bizarrement, je suis resté scotché. Et pas pour les beaux yeux de Stephane Rideau, que j'ai à peine regardé (si, si, je vous jure), mais pour le personnage de François, qui va me hanter longtemps (d'ailleurs je porte toujours les mêmes T-shirts rayés que lui)

1997, Happy Together
Epilogue : novembre 97, je viens de débarquer en France, et je dragouille encore vaguement (et maladroitement) quelques filles de ma classe. Je réussis à prendre un rendez-vous resto ciné avec l'une d'entre elles. Au programme, Happy together, de Wong Kar Waï. Le film s'ouvre par une longue (ou moi elle me l'a semblé) séquence de sodomie entre deux hommes. Peut-on se sentir plus mal à l'aise?

24/07/2006

24/07/06 - 12:21

De l'importance des détails


Hier soir, sur PinX, Temptation at the baths, qui, je cite, nous propose "d'entrer dans l’univers érotique des pharaons qui ne résistent pas à la tentation de s’adonner aux plaisirs les plus variés et assouvissent ainsi tous leurs fantasmes…". Impossible de rentrer dans l'intrigue : je suis extrêmement gêné par les arcs polylobés islamiques et les statues grécoromaines qui ornent le palais du pharaon.

23/07/2006

23/07/06 - 14:15

Nouvelles du Troudukistan


Samedi 22 Juillet, 17 h, gare de La tour de Carol



Trois-euros-le-coka attitude

Deux heures d'attente au troudukistan parce que les deux compagnies de chemins de fer sont incapables d'ajuster les horaires de deux trains régionnaux. La tête dans le cul : la fête d'hier à la plage a finie à pas d'heures. Sur la table du "buffet-hôtel", ma carte TER Midi pyrénées flambante-neuve. Pendant les dix jours où je n'étais pas là, les vendeurs SNCF se sont pokémétamorphosés du stade de petits fonctionnaires pépères en redoutables commerciaux. Celle de La tour de Carol est charmante et douée. Les gens dans la file d'attente (dont moi) repartons tous avec des cartes de fidélisation, des nuits d'hôtel à Paris ou des locations de voiture à Toulouse. De toute évidence, le système de comissions est passé par là.
Sur la table, à côté de ma carte TER Midi pyrénées flambante neuve, un magazine de BD homos un peu olé olé. Je passais à la caisse d'une maison de la presse à la gare de Barcelone, pour régler deux mangas assez gentillets qui étaient en offre, quand j'ai apperçu sur le comptoir une couverture avec le trait familier de Koenig. En l'ouvrant dans le train, je comprends que je devrai attendre que la wagon se vide un peu pour poursuivre ma lecture, car les sexes hyperdévellopés de certaines histoires sont de nature à choquer légèrement mes voisins.


Le troudukistan, carrefour européen

Deux heures d'attente donc, que j'ai employées à me prommener une énième fois dans le minuscule patelin d'Enveig. Le village est assez buccolique, avec les montagnes autour, la petite église et son allée d'orangers, les meuh meuh dans les champs et tout et tout. Mais il a connu des jours plus fastes, avant Maastricht et la disparition des douanes. Je m'en lasse pas de chercher dans les ruelles les références à ce passé glorieux.



A 20 h15, après plus de huit heures de route, je débarque à Toulouse et retrouve enfin mon homme. Un jour, lorsque je serai moins timide, je le violerai en plein milieu de la gare Matabiau. En attendant, il faut patienter pendant le chemin de retour.

21/07/2006

21/07/06 - 14:29

Question à certains râleurs


Jeudi 20 juillet, 17 h, chez ma mère



Sea, sex and sun (and Munchkin)

Comment peut-on détester l'été? Ça m'échappe. Pour ma part, mes meilleurs souvenirs sont systématiquement asociés au soleil, la chaleur, l'été, et la méditerrané-é-é.

21/07/06 - 14:16

Message personnel


A l'intention de Monsieur Juan, concierge chez ma mère



Je HAIS les monologues fachisto-mémériens que vous m'infligez dès que j'ai la mauvaise idée de prétendre sortir dans la rue ou monter à la piscine. Dorénavant, je vous prierais de bien vouloir vous les mettre profond dans le cul. Sans rancune, Asbel.

20/07/2006

20/07/06 - 16:38

Changements et persistances


Jeudi 20 juillet, 13 h, Carrer Major de Sarrià



Guiris go home attitude

En préparant l'expédition du week end dernier, des amis français, inquiets et excités, me posaient plein de questions sur la ville et sur l'endroit où on allait voir les concerts. Quand j'ai répondu que j'en avait aucune idée, car le quartier datait d'à peine deux ans, ils ont ouvert grand les yeux, incrédules. Difficile pour un toulousain d'imaginer à quel point ma ville a changé depuis mon départ en 97. A commencer par les gens qui y habitent. Je viens de jeter un coup d'oeil aux statistiques. En 2000 il y avait 100 000 immigrants. 6 ans plus tard, ils sont 500 000. En plein centre ville, on a vu surgir des petites Islamabad, des petites Casablanca et des petits Quito. Les chiffres de l'évolution du tourisme sont aussi spectaculaires. Deux millions et demi de visiteurs en 1997, cinq millions en 2005. Des fournées d'anglais arrivent le Samedi soir avec un vol Low Cost, profitent de l'alcool bon marché pour faire des enterrements de vie de jeune garçon ou de jeune fille et repartent le dimanche matin. Inutile de preciser que ces visiteurs ne sont pas toujours très scrupuleux avec le mobilier urbain. Inquiets face à cette tijuanisation de la ville, des conseillers municipaux ont apostrophé le maire. Il a répondu impuissant qu'il ne pouvait tout de même pas interdire les vols low cost.

Mercredi 19 juillet, 12 h, Registro Civil



Administration franquiste attitude

Au milieu de ce flot constant de nouveautés et de mouvement, certains endroits sont restés miraculeusement figés dans le passé. Hier matin j'ai fait un voyage dans le temps et reculé d'au moins 20 ans en arrière en me plantant dans le registro civil pour demander un acte de naissance. Le voyage temporel avait commencé la veille en essayant de trouver sur le net les horaires d'ouverture du service. Impossible de tomber sur la page du registro civil de Barcelone. Celle de Mexico, Santiago, ou Buenos Aires oui, mais pas une seule en Espagne. Ma mère n'a pas l'aire surprise. Elle est beaucoup plus étonnée quand je lui apprends qu'en France, les actes de naissance ont une date de péremption (ils sont fous ces gaullois!). Quant à l'absence de page web, tu verras pourquoi demain, qu'elle me répond. Et effectivement, j'ai vu. Je suppose que la photo est assez parlante. Et encore. Au moins, dans ces panneaux, il n'y avait pas de râtures.

19/07/2006

19/07/06 - 03:36

Ils sont venus ils sont tous là


Mardi 18 juillet, 13 h, chez ma mère



Canicule attitude

Dur la vie du jeune espagnol en 2006. Niveau agenda social, j'hérite des obligations de la société moderne et de la société traditionnelle. Je me trimballe à droite à gauche avec un grand sac, essayant de ménager les suceptibilités paternelles et maternelles, déjeunant un jour avec l'un, dînant le lendemain avec l'autre. Et comme si ma semaine n'était pas assez chargée, ma mère me case un dîner avec ma marraine, la fête d'anniversaire de mon oncle, et la visite des cousins.
Pour ne pas étouffer, je réussis à reserver quelques plages horaires à mes amis du lycée. Au programme, piscine, bière, et Colons de Catan. On discute. La trentaine approche, et tous habitent encore chez papa-maman. C'est la famille espagnole. Jour après jour, elle s'adapte aux impératifs des nouvelles moeurs et aux difficultés de l'économie libérale pour en sortir renforcée et rester le référent ultime. L'immobilier flambe et l'emploi devient ultra-précaire et sous payé? pas de problème, il y aura toujours un lit à la maison pour les enfants. Les besoins physiologique de cet enfant le poussent à chercher la compagnie du sexe opposé? pas de problème, là où il y a la place pour un, il y a la place pour deux. Le sexe opposé ne semble pas réveiller grand intérêt chez lui? Pas de problème, du moment qu'il sort couvert...
Le tout saupoudré avec les innombrables tensions de la cohabitation journalière, et servi avec un volume sonore très élevé : le résultat est surprenant.

18/07/2006

18/07/06 - 02:29

Ashes to ashes, fun to funky


Jeudi 13 Juillet, plage de Portbou



En attendant la correspondance, la Méditerrané-é-e m'appelle. A l'horizon, des bombes ont commencé à tomber

Arrivés à Barcelone, j'installe les 7 membres de l'expédition toulousaine dans mon ancien chez moi, l'appart où j'ai grandi. Personne n'y habite aujourd'hui, en attendant que mes parents règlent leur différents et décident enfin ce qu'ils vont en faire. Je suppose qu'un regard extérieur jugerait que l'apart est en bon état, et qu'il garde encore un certain charme. Pour moi, y revenir s'avère de plus en plus bizarre. A mes yeux, tout devient signe du temps destructeur. La poussière, partout, alors qu'il était d'une propreté immaculée. Sur les murs, la marque des tableaux décrochés. Sur la terrasse, les pots de fleurs vides qui s'entassent. Sur les étagères, quelques objets abandonnés dont plus personne ne veut. L'effet est saisissant. Je tente de ne pas tomber dans une nostalgie stérile.
Ce n'est pas facile. Le festival de musique qui est à l'origine de l'expédition me renvoie inévitablement à mes années lycée. L'affiche est un vrai revival des années 90. Ils suffit d'évaluer la moyenne d'âge des spectateurs pour deviner qu'eux aussi étaient au Doctor music en 96, au Sonar en 97 ou à Benicassim en 98. C'est comme un grand repas d'anciens élèves, 10 ans après. Au cinéma, dans ce genre d'histoires, l'idéaliste est devenu bof, le bogoss populaire, un vrai looser, et tout est très dépriment. Je zappe ces clichés qui perturbent mon jugement et je regarde de plus près les gens qui m'entourent pendant les concerts. En fait, je trouve que dans l'ensemble, nous sommes beaucoup plus beaux et qu'on s'habille bien mieux qu'avant. Decidément, n'en déplaise à certains membres du site, un homme de 30 ans est bien plus craquant qu'un lycéen boutonneux.

13/07/2006

13/07/06 - 11:53

Bloggeur en vacances




Dans 1h et 6 minutes, mon train part de Toulouse Matabiau pour découvrir une nouvelle fois l'esprit de fraternité qui règne entre la SNCF et la RENFE. Ah, les joies de la construction européennes ne sont pas passées par là!

Dans 30 heures, je me rendrai pour la première fois depuis trèees longtemps à un festival, pour contempler religieusement un de mes groupes préférés sur la scène du Summercase. Regardez la programmation et bavez un peu :P

Désolé pour tous ceux, nombreux, que j'ai largement négligé sur la messagerie ces derniers jours. Je ne vais pas oser dire que j'étais débordé, mais plutôt que le beau soleil de Juillet m'appelait. Bonnes vacances à tous!

12/07/2006

12/07/06 - 11:36

Où je confirme à mes dépens qu'il ne faut jamais faire confiance à un commercial


Mardi 11 Juillet, 19 h, maison



Salope! Mais non elles ne sont pas fannées, qu'elle disait, en souriant! C'est leur forme naturelle. Elles vont s'ouvrir avec un peu de lumière. Tu parles si elles se sont ouvertes! Quand est ce que je vais enfin comprendre que les commerciaux ne sont pas des philanthropes et que leur but premier dans la vie est d'entuber profond le client? même quand il s'agit des jolies demoiselles aux sourire charmant? Surtout quand il s'agit de jolies demoiselles au sourire charmant!

11/07/2006

11/07/06 - 12:43

Où je sors le grand jeu


Hier soir, j'offre à mon homme son cadeau d'anniversaire : un repas pour deux chez Michel Sarran, restaurant toulousain étoilé. Un investissement que j'espère fructueux : avec un peu de chance il s'en inspirera à l'avenir pour me faire de bons petits plats.
La réservation est pour 20 h. En rentrant, je me sens immédiatement mal à l'aise, comme un gros plouc à la Cour. Je me sens surtout mal habillé. Pire encore, j'ai l'impression paranoïaque que tout le monde remarque nos piètres efforts vestimentaires. Pour ne pas arranger les choses, les clients sont dans l'ensemble assez décontractés, en opposition à notre maladresse flagrante.
Dans ces occasions, j'en veux à mes parents de ne pas m'avoir transmis leur culture des bonnes manières. Il régnait en Espagne dans les années 80 un souffle de liberté indéniable. Du coup, même dans les milieux un peu conservateurs comme ma famille, circulaient des idées assez babs sur l'éducation des enfants, du genre, la créativité de l'enfant ne doit pas être entravée par le carcan des normes sociales, et son épanouissemnt passe par être à l'écoute de ses désirs et tout le tralala. Résultat, l'Espagne est aujourd'hui un pays d'hystériques. Bon, en fait on a toujours été un pays d'hystériques, mais ces méthodes pédagogiques n'ont pas aidé.
Quant aux resultats sur ma personne, je suis peut être épanoui, mais je ne sais pas me tenir en société. Du coup, le temps que le Gaillac mousseux qu'on nous sert en appéritif fasse son effet, on reste assez tendus. Puis, une fois que les bulles magiques nous ont égayés, c'est la révélation. En rentrant à la maison, dans la chaleur enivrante des nuits d'été, on nage dans un bonheur bon enfant.

10/07/2006

10/07/06 - 16:19

Allez, un cadeau pour les supporters des bleus


El País, 10 juillet 2006 (que l'on ne peut vraiment pas accuser d'être pro français...)

"Pero que nadie hable de fútbol. Italia no existió. Fue un equipo pequeñito, destinado al olvido. Se refugió en las cuerdas durante una hora. Admitió su enorme inferioridad ante la poderosa Francia que emergió en el segundo tiempo, dirigida por el mejor Zidane de los últimos años. Por el gran Zidane, en suma. Pero en su último partido, el astro francés no salió de Berlín como un héroe...."


[...] Mais que personne ne parle de foot. L'italie n'a pas existé. C'était une toute petite équipe, vouée à l'oubli. Elle s'est réfugiée dans les cordes pendant une heure. Elle a admis son énorme infériorité face à la puissante France qui a émergé pendant la deuxième mi-temps, dirigée par le meilleur Zidane des dernières années. Par le grand Zidane, en somme. Mais lors de son dernier match, l'astre français n'est pas sorti de Berlin comme un héros.... [...]

10/07/06 - 14:47

Des points communs entre Zinedine Zidane,
l'autogestion, et la vanité professionnelle



Nico-blog attitude

Ce matin à 9 heures, AG mensuelle du département. Je me demande qui a eu l'idée géniale de la placer à cette date. En même temps, j'ai failli l'oublier, on est en fac de lettres. Dans ce sanctuaire de la culture d'une autre epoque, qui oserait évoquer le goût plébeïen pour le ballon rond? Je suis témoin : ce matin les syllabes zi/da/ne n'ont pas été pronnoncées une seule fois dans la salle du conseil, ni dans les couloirs de l'administration. Ça la fout mal quand même pour des profs de littérature et d'histoire ibériques (en effet, quoi de plus important que le foot dans le monde ibérique?). Hier, n'en déplaise à certains, c'est bien de l'histoire qui s'écrivait. Le coup de boule de Zidane, c'est la cerise sur le gateau de ce grand spectacle dramatique: dans 20 ans, il fera toujours l'objet de débats enflammés, comme la main de Dieu de Maradona. Ascention et chute des grands héros.

L'AG, une fois n'est pas coûtume, s'est bien passée. Assister à ces réunions est une occasion privilégiée d'observer les avantages et les inconvénients des systèmes d'autogestion. Le défaut le plus important, curieusement, n'est pas l'absence de décision : on vote et on acte beaucoup pendant les AG. Il arrive même, exeptionnellement, d'assister à de vrais débats de fond sur le fonctionnement du département, ses perspectives à long terme, la remise en cause de certaines pratiques, etc. Cependant, la prise de décision collective et l'absence (théorique) de hiérarchie aboutissent à une sorte de dispositions au rabais. Par je ne sais quelle logique, aux yeux de certains collègues, l'autorité d'une assamblée semble moins légitime que celle d'un directeur plus ou moins arbitraire. Ils s'attribuent ainsi la liberté de ne pas respecter les décisions adoptées, en particulier lorsque leur grade dans la hiérarchie universitaire est proportionnel à leur égo hypertrophié.
Résultat, mauvaise ambiance récurrente, département fléché conflictuel, énergies dépensées bêtement. Mais une certaine fierté à faire avancer tous ensemble la machine.

09/07/2006

09/07/06 - 19:15

Et pendant ce temps, à Tijuana (c. Nico)


Samedi, 9 juillet, 16 h (tandis qu'à quelques centaines de kilomètres, quelque part chez nos voisins teutons, des millionaires se préparent à taper sur un ballon) Prairie des flitres




Samedi, 9 juillet, 17 h (tandis qu'à quelques centaines de mètres, sur la place capitole, le métro crache une marée humaine bizarrement habilée) prairie des filtres



Coïtus interruptus

Samedi, 9 juillet, 18 h (Tandis qu'à Londres, le petit préféré de Griffin tente de résister aux coups d'un méchant suisse), quelque part sur les boulevards



La préhistorique fiat tipo de Damien a rendu définitivement l'âme. Dommage, si elle avait tenu quelques jours de plus, on aurait pu l'immoler sur la place publique ce soir. Heureusement, il nous reste toujours la renault 11 d'Aymeric pour nous rappeler que même si on se rapproche méchament de la trentaine, on reste des petits cons

Samedi, 9 juillet, 19 h (Tandis que le Pape rentre d'un week end très controversé à Valence, où il s'est déplacé pour fouttre un peu plus la merde en Espagne) ruelle entre la Daurade et Gambetta



Ce slogan, il ne trainnait pas sur GA il y a quelques temps?

09/07/06 - 13:40

Siestes Electronniques Attitude


Samedi 8 Juillet, 20 h, Jardins Raymond VI




trudging slowly over wet sand...

C'est bien connu, le soleil rammolit le cerveau. Mais que c'est bon! Hier, pour parcourrir les quelques centaines de mètres qui séparent chez damien du musée d'art contemporain on a du mettre trois quart d'heures. Et vas-y qu'on croise des gens et qu'on s'arrête pour papoter, qu'on doit revenir en arrière parce que j'ai oublié mes lunettes de soleil sur la table basse ou qu'on rentre dans une épicerie pour lutter contre la chaleur à coup de cannettes de Coka. Le tout couronné par un rythme de marche que l'on ne peut pas précisément qualifier de sportif. Les discussions sont à la hauteur de cette nonchalence généralement partagée, la question qui soulève les débats les plus houleux étant le chemin le plus court pour relier les Allées de Barcelone et l'Avenue de la Concorde.
Par un mystérieux hasard, on parvient à notre but. Dans les jardins du musée, une faune bigarée mélangeant, en vrac, hardtech ravers à chien et so fashion pédés est allongée sur le gazon bercée par une électro asez soft. A notre tour, nous nous approprions des préceptes du festival et entamons une "sieste électronnique".




Alors que je commence à peine à m'endormir, une des buvettes attire mon attention. Mais je le connais, ce mec qui prend des commandes! Je m'approche et je constate que les sandwichs du salon bocal ont ressucité le temps du festival. Je ne résiste pas à l'envie de commander "une biquette" et de remonter un peu le temps via ce sandwich proustien. Le salon bocal était un espace étonnant, qu'une assocaition de quartier, noyautée par ces cons de droitiers de la mairie, a réussi à fermer. De toute façon, on sait bien qu'une des fonctions premières de notre mairie est d'entraver toute manifestation culturelle dans cette ville (même des institutions on ne peut plus bourgeoises comme le TNT s'en plaignent!), dans un effort permanent pour maintenir Toulouse dans son rang de petite ville de Province malgré son dynamisme économique et démographique.

Arf, je suis incorrigible. Je commence le post sur un ton léger et mondain qui convient à cette période de chaleur estival et je finis par dériver vers le terrain politique. Pour me faire pardonner, quelques secondes du set de Juan Atkins, qui lentement mais sûrement a réussi à réveiller la foule:



08/07/2006

08/07/06 - 12:36

Des points communs entre la nouvelle vague,
la finale de la coupe du monde, et la vie politique mexicaine


Ma soeur m'appelle hier de Mexico pour me souhaiter bon anniversaire. Ça fait un bail que je ne l'ai pas eue, donc on papote pendant un bout de temps. On saute du mariage de papa et l'état de maman à ses histoires de coeur et de boulot en passant par la défaite d'Obrador aux elections présidentielles. Elle est légèrement déçue de se retaper le PAN pendant 6 ans, mais bon, faut dire que le PRD et en général la vie politique mexicaine ne volent pas très haut. Inévitablement, on en arrive à la coupe du monde. Elle soutient l'Italie et n'en revient pas du look de Domenech. Pour elle, et par-delà, pour une bonne partie de la population mondiale, la France c'est ça :



" Oui, alors, pour la composition de l'équipe pour le match de Dimanche, je me suis librement inspiré d'un plan séquence de Rivette dans un de ses tout premiers courtmétrages, qui mettait déjà en évidence les talents de directeur d'acteurs de ce metteur en scène. D'ailleurs, au sujet, le cycle qu'on passe à la cinémathèque est excellent et je ne saurais que trop vous conseiller d'y faire un tour..."

07/07/2006

07/07/06 - 18:56

Où Bertrand me vole la vedette le jour de mon anniversaire


Vendredi 7 Juillet, 14 h, Pamplona, Navarra



Combien d'américains bourrés se feront piétiner par un taureau cette année?

Vendredi 7 Juillet, 14 h, Fac de Pharma, Toulouse

Bertrand, qui traîne sa thèse depuis des siècles, décide de soutenir précisément le jour de mes 27 ans. Je suis terriblement jaloux et frustré. M'associer sur le tard à sa fête n'y change rien : je suis inconsolable. Et vieux.



Flashback : Vendredi 7 juillet, 13 h, arrêt de bus Galeries Lafayette



(c) Clementine, future palme d'or à Cannes. J'exige de monter les marches, le tapis rouge, et tout le tralala avec toi, Clem!

Prolepsis : Vendredi 7 Juillet, 15 h - 16 h, salle du Conseil



Où j'apprends énormément sur les facteurs d'émergence des virus, sur les dangers de la déforestation, sur les avantages et les inconvénients des élevages rationnels, sur la différence entre les chauves souris australiennes et les chauves souris européennes, sur la résistance au froid des moustiques ( - 42 º!) et sur le séquençage du virus de la Variole (qui ne vient pas des camélidés)



"Je jure, en présence des maîtres de la Faculté, des conseillers de l'Ordre des pharmaciens et de mes condisciples :
D'honorer ceux qui m'ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
D'exercer, dans l'intérêt de la santé publique, ma profession avec conscience et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de l'honneur, de la probité et du désintéressent ;
De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa dignité humaine.
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour corrompre les mœurs et favoriser des actes criminels.
Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d'opprobre méprisé de mes confrères si j'y manque. "

06/07/2006

06/07/06 - 23:18

Alélébleu attitude


Pour rebondir sur le post de Mickych, sur le plan éthique, je trouve bien plus condamnable d'acheter une chemise à 100 euros que de regarder des millionaires taper sur un ballon. Voilà ma modeste contribution au débat.

06/07/06 - 20:15

Où les bleus offrent une place en finale à Baptiste pour son anniversaire


Mercredi 5 juillet, 21 h, chez Baptiste et Fanny

Il y a celles que le match ne semble pas passionner,



Il y a ceux qui souffrent et ceux qui boivent,



Ceux qui fument,




Il y a les amoureux dans l'obscurité,



et il y a le but de Zidane.



06/07/06 - 11:48

Où moi aussi je veux pontifier sur l'actualité sportive (et culturelle)


Déjà, à la base, je n'aimais pas la chanson un peu neuneu de Martin Solveig avec des choeurs d'enfants africains, que j'ai toujours trouvé irritants (les enfants, évidemment, pas les africains).
Mais alors Cauet qui chante par dessus que le vieux croûlant du Real M* il va marquer, c'est au dessus de mes forces et de ma (très) grande tolérance en matière de musique. Si les bleus gagnent (ce que je souhaîte, quand même), je sens que je vais boycotter les boîtes françaises cet été. En fait je sens que je vais boycotter la France tout court cet été.

05/07/2006

05/07/06 - 12:19

Du bonheur non partagé


Mardi 4 juillet, 23 h 30, chez Damien



Les larmes de bonheur de notre hôte

Au programme hier soir, demi-finale Italie-Allemagne chez Dibi. En arguant une ascendance italienne, Dibi soutient une des équipes les plus internationalement détestées du championnat. Envers et contre tout, et en particulier, envers une Fanny plus virulente que jamais. Le match est chiant à souhait, et, comble des misères, il ne reste plus d'alcool (mais une surprenante tarte banane ricotta). Sur le terrain, à part un Cannavaro vaguement bandant, rien à signaler. L'Allemand est laid, et la coupe dicapriesque de Ballak en est le symbole triomphant.
Après 117 minutes d'ennui, une belle frappe du gauche de Grosso trompe le gardien allemand et nous libère. Le dibi en profite pour pleurer un coup, bonheur que le reste de l'assemblée ne partageons pas. Ce décalage émotionnel dérive inévitablement vers une forme voilée de jalousie te de mauvaise foi, et on se surprend à faire des projections et à souhaiter que les Portugais mettent une bonne branlée à ces Ritals si énervants.


04/07/2006

04/07/06 - 16:21

Regression Attitude


Pour tous les gaïens qui viennent d'avoir leur Bac, et qui rentrent ainsi dans l'âge adulte (*rire étouffé*),
Pour qu'ils ne regrettent pas ce qu'ils laissent derrière,
Un top 10 des chansons les plus ado-mal-dans-sa-peau.



Un carambar pour celui qui les devinera toutes (c'est facile, même si ça date un peu)
La liste est ouverte d'ailleurs...

03/07/2006

03/07/06 - 15:12

Question métaphysique du jour


Animadverti jam ante aliquot annos quàm multa, ine uente aetate, falsa pro veris admiserim,

/// Que vais-je acheter à mon Dinounet d'amûûûûûr pour son anniversaire ??? ///

& quàm dubia sint quaecunque istis postea superextruxi, ac proinde funditis omnia semel in vitâ esse evertenda....

03/07/06 - 11:29

1936 Attitude


Dimanche 2 Juillet, 18 h 30, piscine municipale Alfred Nakache




un été en ville - ouverture

Passer le dimanche après midi à la piscine municipale c'est être immédiatement transporté à une autre époque. J'adore. En passant le portail Art Deco, on recule de 70 ans, vers la France du Front Populaire et des congés payés. Le gigantisme et l'architecture socialiste nous rappellent que la République sait offrir des loisirs à ses ouvriers fatigués. Que dis-je, la République doit offrir des loisirs à ses ouvriers, car ce n'est qu'en se libérant du travail aliénant que l'homme perfectible deviendra meilleur. Même l'horrible bas relief représentant une alégorie du sport est à sa place ici.
Pourtant, on est bien en 2006. L'ouvrier français a été remplacé par son homologue contemporain, la famille immigrée. Enormément d'enfants et d'ados courrent dans tous les sens. Contrairement à certains amis qui fuient ce genre d'ambiance comme la peste, ça me gêne pas plus que ça. Le bruit de fond des cris d'enfants est chez moi intimement associé à la plage, à l'été et à mon enfance, et par là même il en devient presque reposant.
A 18 heures, on réussit à traîner au soleil Damien, le Chlorophobe. Sa peau blanc fluo fait inévitablement tâche au milieu de tous ces gens parfaitement bronzés. A 19 heures, on réussit même à lui arracher le livre des mains et à le jeter dans l'eau (tu parles qu'il lisait, toutes les deux minutes il levait la vue pour té-ma). 19 h 45, c'est l'heure de rentrer, lessivés mais avec du soleil plein la tête.

02/07/2006

02/07/06 - 23:33

Où 35º ne nous arrêtent pas


Samedi 1er Juillet, 15 h, Place capitole



En allant au rassemblement de RESF31, en soutien aux enfants scolarisés sans papiers, on passe devant l'espace écureuil, qui présente l'exposition territoires, sur les zones qui craignet dans la planète. A l'entrée, plusieurs drapeaux faintaisistes combinent les symboles des forces en conflit dans ces territoires. Le drapeau israelo-palestinien a disparu pendant la nuit. Auto-censure? On rentre se renseigner : il a été volé pendant la nuit...


Samedi 1er Juillet, 16 h, Grand Rond




Samedi 1er Juillet, 23 h, terrasse du Tchin
La France a gagné, c'est dommage, mais sinon ça va...



Au Tchin, pour la première fois, je soutiens les bleus, et je me surprends moi- même à me lever en hurlant lors du but d'Henry... Après la victoire, Guillaume fait son grognon. Moi je suis définitivement séduit par cette coupe du monde. Panem et circenses forever.




Dimanche 2 Juillet, Gare Matabiau



Retour de Chine de son altesse Aymeric 1er, qui règne sans partage sur la nuit toulousaine, et dont l'absence de trois mois s'était lourdement fait sentir. L'été, du moins pour notre petit groupe, ne pouvait s'ouvrir sous de meilleurs auspices...

01/07/2006

01/07/06 - 14:00

Post cuitas, animal honteux


Vendredi 30 Juin, 20h00, Chez Damien



Petit visionnnage de match entre amis. Forte présence féménine oblige, du vin et des glaces Ben&Jerry ont remplacé la bierre et les chips. Damien affiche des signes ostentatoires d'origines italiennes, avec son beau débardeur de la squadra. Bah! Les azzuri peuvent essayer de se la jouer glamour en posant huilés et en petite tenue pour Dolce Gabanna, dans des décors moisis qui ne démériteraient pas au Dépôt, moi et les filles n'avons d'yeux que pour le capitaine ukrainien. Andrei! Avec un tel prénom tu ne peux être que quelqu'un de bien...
Andrei danse au milieu de la défense ritale, mais il est seul, et la chance n'est pas au rendez-vous. Le coup de sifflet de l'arbitre entérine une défaite sanglante pour l'ex-république soviétique et je me rends compte que je commence à être passablement torché. A partir de là tout est plus flou. Dans un ordre chronnologique difficile à rétablir, j'ai cassé les oreilles aux gens en chantant Abba (moi ?!), à moitié violé mon homme sous les regards abassourdis de mes amis et fait du Air Guitar sur... sur quoi déjà? Et par je ne sais quel miracle j'ai réussi à ne pas parler politique. En rentrant j'ai vérifié une fois de plus que l'alcool est un puissant aphrodisiaque...

 




L'Homo Asbelus
tient son nom de :



Asbel, prince impérial de Péjite,
qui le lui gentiment prêté. Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte. Ça aurait pu être aussi :




L'Homo Asbelus
a son Oueb-univers :







L'Homo Asbelus
aime les statistiques :




Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :


Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :

L'Homo Asbelus
aime la musique :



Pochettes clickables...

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