Conversation avec la professeur invitée du mois de Mars, hier, dans les jardins de la préfecture, pendant la réception :
-Moi (poli) : Je vois que vous avez réussi à obtenir une invitation pour vous et pour un accompagnateur. Moi je voulais venir avec une amie mais ils ont refusé en bloc.
-Elle (gros signe ostentatoire d'appartenance religieuse autour du cou) : Ah, vous n'êtes pas malin, il fallait demander une invitation pour votre épouse. Il sont encore dans cette logique conservatrice.
-Moi : Vous rigolez, marié à mon âge... c'est pas trop crédible.
-Elle : Une invitation alors pour votre fiancée. Ou même pour votre fiancé. Ils peuvent rien dire. En Espagne c'est légal.
Je tente de ne pas trop afficher ma surprise, alors que j'ai failli recracher le champagne. Je réponds vaguement que le protocole royal n'as probablemnt pas intégré encore les bouleversement législatifs espagnols.
Putain, trois semaines à Toulouse et elle sait déjà. Ça doit jaser sec dans mon dos au Département.
Tu m'etonnes que les hommes d'affaire occupés et que les politiciens enfilent tous les jours un costume. Aujourd'hui, réception du Roi oblige, je sors mon deux pièces. Dans la rue, je me sens le plus beau, le plus puissant, prêt à écraser sur mon passage ces minables mortels qui me gênent. Il faut dire que l'effet est d'autant plus grand que je m'endimanche rarement. À ce jour, je crois que c'est la quatrième fois. Avant il y a eu le mariage de mes cousins, dont le souvenir le plus fort est le bruit de mes chaussures et des talons de ma soeur sur l'escalier monumental de la cathédrâle de Gerone. Il y a eu aussi en Décembre l'entretien pour un poste de PRAG à l'IUT d'Infocom. Putain, j'avais sorti le grand jeu pour ce poste, et les salauds ils m'ont classé second derrière un gars de la maison. C'est dans ces occasions que l'on regrette de ne pas avoir quelques bases en magie noire.
De fil en aiguille je me retrouve devant le palais de la préfecture. J'hésite une dernière fois, puis je rentre avec l'air le plus décidé que je réussi à afficher. A l'intérieur je scrute désespérément à la recherche d'un visage connu. Finalement, dans les jardins, je rencontre quelques profs de l'UFR d'espagnol. Apparament on est pas trop nombreux à être venus, ce qui est compréhensible quand on sait que la plupart des profs sont les enfants des exilés républicains de la guerre civile. Monique, une catalane très sympa, est du même avis que moi. "Je suis républicaine, et de gauche, mais quand même, c'est con de rater ça." On rentre boire du champagne. En fait c'est du cava, du mousseux catalan. A Noël, la situation politique en Espagne était tellement tendue que quelques illuminés avaientt proposé de boycotter les produits catalans, vins mousseux en tête, mais apparament la maison royale n'est pas tombée dans ces enfantillages.
Derrière moi, des vieux exilés républicains sont venus avec leurs médailles de 1939. Il faut pas oublier que Toulouse était le siège du gouvernement républicain en exil. Les journalistes se jettent sur eux comme des sang sues. Les vieux semblent heureux de raconter leurs histoires de guéguerres. On leur propose de serrer la main au Roi. Ah, ils la veulent les journaliste leur photo. Je lis déjà les légendes dans les journaux de demain : "Un Roi consensuel qui réussit 70 ans plus tard à réunifier les deux Espagnes".
Applaudissements. Le couple royal rentre dans le salon, suivi de Douste Blazy, Moudenc, et Moratinos, le ministre d'affaires étrangères espagnol. Sur le coup je ne reconnaîs pas ce dernier. Ce n'est qu'un peu plus tard, alors qu'il s'approche pour nous glisser quelques mots, que j'interrogerai ma voisine sur l'identité de cette personnalité. La honte. Définitivement, ça fait trop longtemps que j'habite en France.
Le discours est débité à une vitesse incroyable. Cinq minutes grand maximum. Une allusion à ces "combattants-qui-ont-du-fuir-à-la-fin-de-notre-guerre-mais-qui-resteront-toujours-espagnols" produit visiblement de l'effet sur les vieux républicains endurcis qui cinq minutes plus tôt voulaient aller afficher leur républicanisme à la face du Roi. A la fin du discours, c'est les premiers à aller serrer la main de Sa Majesté, qui se promenne dans le salon tel les anciens rois taumaturges guérissant les malades par simple imposition des mains.
Je me laisse moi aussi bénir, on ne sait jamais, puis je rentre enfin à la maison, préssé d'enlever ces chaussures qui sont entrain de me torturer.
Aujourd'hui, visite du Roi oblige, le Capitole est aux couleurs de l'Epagne, avec le drapeau jaune et rouge à chaque fenêtre et chaque lampadaire. Une certaine gêne me gagne à leur vue. Il a fallu que je traverse les Pyrénées pour en voir en si grand nombre. En Espagne, 40 ans de franquisme nous ont vacciné contre le culte du drapeau.
Aujourd'hui, la Manif à toulouse était tellement monstre, que nous n'avons pas pu défiler avec le cortège de ma fac. Trop loin pour le rejoindre.
Du coup, c'est avec les très respectables futurs ingénieurs de l'INSA que nous avons marché.
Sur la blouse d'un futur ingénieur particulièrement mignon, on lisait ça :
C'est quand tu veux jeune inconnu.. Passe-moi le marqueur et je note mon tel à côté. Et au passage, si tu pouvais faire disparaître ma thèse d'un coup de baguette magique, je te serais infiniment reconnaissant.
Pour ce post, pas de nuances, je vais être extrêmement simplificateur. Avant, il y avait d'un côté la morale bien pensante, et de l'autre les provocateurs (de gauche, de droite, géniaux, médiocres, peu importe...). Aujourd'hui , la morale bien pensante a réussi un tour de force : elle a détourné cette dichotomie par une nouvelle qui oppose le politiquement correct au parler vrai. Ainsi, toute une série de vieux cons réussissent à passer leurs idées rétrogrades sous couvert de vérités dérangeantes lancées à la face des tenants de la pensée unique. La seule force de leur argumentation réside là, dans ce mépris affiché du politiquement correcte.
On rencontre souvent sur GA un peintre un peu dérangé, qui se réclame du parler vrai et qui a récemment comparé Zemmour à Houellebecq. J'aimerais affiner la comparaison. En effet, grâce aux profonds enseignements des néoréacs, aujourd'hui un chat est redevenu un chat, une racaille est à présent une racaille, Houellebecq un gros con avec quelque talent et Zemmour un gros con sans aucun talent.
Sur une nonne toxico, un colonel facho, et la rédaction de Têtu.
Vendredi soir, je continue de parfaire l'éducation hispannique d'Az (il faut faire bonne impression à mes parents!), et je l'initie à l'époque la plus underground d'Almodóvar. Parmi les nombreux films déjantés qu'il a tourné au début des années 80, l'heureux élu est "Entre Tinieblas", que je n'avais pas revu depuis un bon moment. Je suis agréablement surpris. Je me souvenais du côté le plus trash, drôle, blasphématoire et libérateur du film. J'en découvre le côté touchant, le grandeur du personnage de Julieta Serrano. Les paillettes sublimées par une sensibilité hors du commun...
Je me souviens alors d'une interview d'Almodóvar, où le réalisateur se défendait de faire de la politique. D'après lui, les années 70 avaient été péniblement politisées, et il avait reçu la légereté de la décennie suivante comme une bénédiction. Il concluait enfin sur le ton de la provoque, en affirmant que la frivolité était un engagement politique. J'adhère entièrement à ce dernier point. Malgrè leur frivolité, les films du réalisateur sont un chant à la liberté et un doigt d'honneur à l'Espagne Franquiste qui continue de nous pourrir la vie à travers son fils bâtard, le PP.
Quelques mois après la sortie de son premier film, Pepi, Lucy, Bom, où trois jeunes filles sautaient d'orgie en orgie dans un Madrid qui se cherchait, l'Espagne connaissait, pour l'énième fois de son histoire, ça :
L'armée tente encore de dissoudre l'Assamblée des représentants du peuple souverain. Je ne m'en souviens évidemment pas. D'après les sempiternelles histoires familiales, en apprenant la nouvelle mon père a courru me récupérer à la crêche et s'est enfermé chez les voisins écouter les marches militaires qui passaient à la radio. Ma mère, comme d'habitude plus inconsciente, est restée bloquée par les barrages à son hôpital de Gérone. Avec des collègues dans la même situation, ils ont commandé une paella, débouché le champagne, et fêté la dernière nuit de démocratie (Oui, en effet, je ressemble plus à ma mère). Pendant ce temps, les cadres des récemment légalisés PCE et PSOE brûlaient les archives dans leurs cheminées et filaient à 180 km par heure jusqu'à la frontière la plus proche.
C'étaient des temps troubles. L'actualité était ponctuée d'attentats meurtriers de l'ETA, des milices d'extrême droite et des milices d'extrême gauche. Et pourtant, Almodóvar a continué courageusement à faire ses films, qui transformaient lentement mais sûrement l'Espagne.
Il y a quelques années, la rédaction de Têtu, dans son obsession de séparer les bons pédés des mauvais et de distribuer les bons et les mauvais points, a jugé bon de s'attaquer à Almodóvar, dont ils avaient trouvé le discours politique ambigu.
Le jour où un seul d'entre eux fera un dixième de ce qu'a fait Almodóvar pour la visibilité gay, il aura le droit de l'ouvrir. En attendant, qu'ils la ferment.
-Hier soir mon ordinateur décède, comme ça, d'un coup, sans prévénir.
-Ce matin, les enseignants universitaires en AG se comportent comme des gamins. Les syndicats veulent nous entuber!!! Non, les syndicats c'est notre seul espoir de rédemption!!!! Bouuuuuhh!!!!! silence dans la salle!!! Votons!!! re-votons!!!! Belote et rebelote!!!!
-Désormais, la maison de la recherche n'est accessible que par badge. Je dois sucer qui pour l'avoir ce putain de badge? Putain de joder de merde.
-Et enfin j'apprends que je suis nommé à Versailles. Pour l'instant je devrais continuer en détachement, mais ça me fout un gros coup au moral. je veux pas partir de Toulouse.
:((((((((((((((((((((((((((((((((((((((
Putain de serveur de merde de l'Académie de Toulouse. Je ne peux pas me ré-identifier si je ne me suis pas préalablement identifié.
Et pourquoi les serveurs des autres académies marchent correctement!!! Fait chier bordel. Cagüenlaputa.
Hier soir les bars et les terrasses de la place St Pierre étaient bondés à une heure du matin. Ce midi, les berges de la Garonne grouillent de monde. Il y a comme un air d'été qui planne sur cette ville étudiante.
Le ciel se couvre. L'odeur des premières gouttes d'une averse printanière sur le goudron chaud et poussiéreux m'enivre. Puis c'est le déluge....
A 695,6 Km des barricades du Boulevard St Michel, et à 75,8 Km des batailles rangées entre syndicats dans le hall de la Fac de Droit à Toulouse, mes étudiants d'Albi connaissent eux aussi une grande agitation. Toute l'Université est placardée d'affiches. Toute les conversation tournent autour de cet évènement : demain,enfin, il y aura un vote à Albi. Et le suspens sera levé. On connaîtra, à la suite d'un dépouillage que l'on espère serein malgré les tensions, le nom donné au festival de printemps du Campus. Et le Logo.
En ouvrant aujourd'hui ma boîte à lettres, je tombe sur une grosse enveloppe assez classe. Sous un blason espagnol en relief, je lis le nom du destinataire : Sr Don Abel. Apparament c'est bien à moi qu'elle s'adresse, mais c'est la première fois que je vois ce Don, titre très peu catalan, antéposé à mon prénom. Je m'empresse d'ouvrir, avec une légère appréhension. Et si c'était l'armée? Le sevice militaire obligatoire a été supprimé en 2000, mais on ne sait jamais, mes anciens courriers avec l'armée étaient source de grand stress.
Heureusement, rien de tout celà. Je suis invité à la réception qu'offre au consulat Sa Majesté Don Juan Carlos de Borbón y Borbón, que Dieu le garde. Que faire? Ma conscience politique m'exige d'afficher le peu d'estime que j'ai pour l'institution monarchique en déclinant l'invitation, mais la folle qui sommeille en moi est irresistiblement attirée par les paillettes. Un détail m'arrête. L'invitation semble individuelle. Vraissemblablement, je ne pourrai pas être accompagné par une cavalière, et n'en parlons pas par un cavalier. Dans ces conditions, je risque de me faire chier à souhaît.
J'appelle le consulat pour confirmer. "Es a proposito de la recepción de Su Majestad". En prononçant ces derniers mots, je me sens ridiculement déférent, mais employer un simple "el Rey" me semblait d'une désinvolture indécente (que voulez-vous, j'ai malgré moi interiorisé le respect aux autorités véhiculé par mon éducation bourgeoise). Leur réponse est tranchante, je ne peux y aller que seul. Et merde. Si j'y réfléchis calmement, ce n'est pas raisonnable d'aller me faire chier pendant des heures pour rendre homage à une institution que je méprise. Et cependant....
Ce week end, je n'ai pas eu droit au câlin du samedi matin : à 10 heures, Az devait rejoindre les camarades du PS en queue du cortège. Je l'accompagne résigné, et je commence à défiler, pour la première fois de ma vie, sous le signe de la rose. Mon homme me colle quelques signes ostensibles d'appartenance politique. A ma tête, il a du sentir immédiatement que je suis gêné, car il les enlève aussitôt et les remplace par un discret "non au CPE". Il est marrant lui. Certains camarades appréhendent de trop s'afficher PS à cause de l'ambiance droitière de leur boîte. Moi c'est plutôt le contraire. Juste derrière nous défile le cortège de mes collègues de l'Université, que je devrais quand même aller saluer. Et je m'imagine mal serrer la main de mon directeur d'UFR, syndicaliste hardcore de chez Sud, avec une grosse rose sur ma veste. Pareil pour la moitié des profs d'espagnol. A la dernière manif, un directeur de labo m'a même vendu "révolution internationale", l'organe officiel d'un groupuscule ultraminoritaire trostkyste.
Mes amis appelent. Après les railleries habituelles, (bouh, sociotraître, bourgeois!!!) il finissent par me rejoindre. On se sent assez euphoriques. Finalement ils sont comme moi. Difficile de se faire une opinion stable dans cette vaste famille de la gauche. Nos convictions changent avec le vent qui tourne...
14 heures, la manif se désagrège petit à petit. On a rendez vous avec Az et une dizaine de camarades chez N* pour partir en week end à la campagne, à Banières de Bigorre (Ouiiiiiii, comme la mamie de Bayrou). Je pourrai enfin observer longuement et attentivement l'animal socialiste.
Finalement, aucune révélation spectaculaire, les habitudes du socialiste en groupe ne sont guère différentes des pratiques habituelles des autres milieux que j'ai pu fréquenter.
Comme tout le monde, le socialiste boit énormément en soirée. Le socialiste médit énormément des camarades absents, surtout s'ils appartiennent à d'autres courrants. Le socialiste jargonne énormément, surtout en économie (putain, j'ai rien pigé du week end).
Mais l'impression générale est positive. Le week end chez les sociotraîtres était génial, il faisait beau, je rentre avec un grand sourire...
Hier soir mon homme sortait s'amuser avec les camarades. J'avais donc la permission de minuit...
D* m'appelle le matin pour me proposer d'aller voir le Don Juan du théâtre du Pavé. Le coquin. Je parie qu'il rêve de revoir cette adorable rousse qui dans le mysanthrope était sortie sur scène les cheveux mouillés et une serviette de bain autour de la taille. D* avait failli s'évanouir. Bon, j'accepte de faire d'alibi culturel à ses intentions lubriques. Surtout que C* a poliment décliné l'invitation :"pfff... aller voir en 2006 une pièce du poussiéreux Molière". Beh moi j'aime bien le poussiéreux Molière, et Don Juan en particulier.
Bref, vers 20 heures on prenait nos places, et en s'asseyant, surprise, une rangée entière de lycéens devant et une autre derrière. Les lycéens me font vraiment triper, je pourrais passer des heures à les regarder apprendre les règles de notre société. La façon dont ils se dévisagent, dont ils sedraguent, dont les groupes se font et se défont, tous ses rituels souvent gros comme une patate m'intriguent et me plongent parfois dans la nostalgie.
Mais pas au théâtre. Putain ce qu'ils sont chiants! Le bogoss de devant moi, pour draguer ses deux voisines n'a pas arrêté de railler la pièce. Les filles aux rastas derrière jouaient les blasées, souspirs et pieds sur les fauteils. J'ai presque cru qu'elles allaient se rouler un joint. Pourquoi c'est si cool de tout mépriser?
Malgré ces quelques désagréments, la pièce n'était pas mal, et le poussiéreux Molière, toujours aussi efficace. Quant aux ados, on leur pardonne, on a tous été comme ça.
Mi gozo en un pozo. Ma soeur m'a envoyé un mail hier soir. En l'ouvrant, je suis tout excité, ça n'arrive pas tous les jours qu'elle trouve un trou dans son agenda surbooké pour écrire à son grand frère. Quelle aventures mexicaines délirantes va-t-elle me raconter cette foi?
Je ne suis pas déçu, elle a vite remplacé son adorable ancien copain et s'est embarquée dans une nouvelle histoire avec un mec marié qui promet de depasser toutes les autres en totalfreestyleness.
Elle est amoureuse, adore mexico, et son printemps eternel.
Caca. Même si c'est sa vie, je ne peut pas m'empêcher d'être triste. J'espérais qu'en larguant son ex, elle commencerait à réflechir à un éventuel retour de ce côté de l'Océan. Que dalle. Cette éventualité semble de plus en plus lointaine. Elle me manque. Je n'ai pas envie de la voir une fois par an à Noël.
Et c'est ma mère qui va encore déprimer. Je l'imagine déjà au téléphone : "tu crois qu'elle va revenir?" Et à moi de répondre, en tachant d'être convaincant : "mais oui, t'inkiet, comment tu veux qu'elle préfère México à Barcelone?" Et pourtant...
Caca.
Les jeunes, beaux, riches, dynamiques, et très respectables étudiants de l'Université de Droit et de Sciences Sociales de Toulouse, viennent de voter la grève avec blocage, malgré la mobilisation du syndicat UNI très présent dans cette Fac. Ils rejoignent ainsi l'université de lettres du Mirail et l'Université de science de Paul Sabatier, une première dans l'histoire de notre belle ville rose.
Ce qu'il ne faut pas faire en surveillant des examens
Y-a-t'il quelqu'un en France de plus drôle que Luz?
Bon, les deux albums que je viens d'acheter sont un peu confidentiels, plutôt destinés à un public de musicophages dont je ne fais pas partie (par contre, j'ai reconnu la moitié de mes amis!).
Mais le travail sur Charlie Hebdo reste génial. J'ai essayé une fois de lire sa colonne hebdomadaire pendant que je surveillais des épreuves, et je n'y suis pas arrivé : ça me faisait pas de pouffer de rire à chaque case alors que les étudiants composaient..
Tiens, on a ouvert un bar juste en face des piscines Leo Lagrange. Tiens, je reconnais le drapeau qui flotte dehors. Décidemment, il y a des gens avec le sens des affaires. Et de la philanthropie : que c'est gentil d'offrir une deuxième chance à tous ceux qui n'ont pas réussi à draguer en faisant des longueurs ou en prennant sa douche...
Ce matin, en me levant, je me fixe un objectif : déposer tous les dossiers en retard pour être en règle avec l'administration de l'Université d'Albi. Je saute ainsi de bureau en bureau dans le bâtiment administratif, et tout à coup, surprise. Il n'y a plus de DIVISION DU PERSONNEL ENSEIGNANT. A sa place, un bureau flambant neuf de RESSOURCES HUMAINES.
Mais c'est quoi ce film? Histoire improbable, incohérente, et déjà vue. Psychologie inexistante (les personnages changent d'avis comme de chaussettes). Esthétique ado-clipesque. Traitement burlesque-décalé qui fait tomber à l'eau de nombreux passages.
Et pourtant cet Ovni russe me change des téléfilms du dimanche soir sur Pink. Quelques séquences réussies, (j'ai même rigolé, je l'avoue, pendant la soirée avec l'oncle Vanya), une musique envoûtante, de belles images, un héros maladroit et mignon à souhait (il fait même un peu Son Goku, avec son air animal...), le tout le sort de la platitude habituelle des produits ciblés gay. et ils parlent russe...
Je me lève ce matin la tête dans le cul, et pour une fois, no regret. La première pensée du jour n’a pas été «Cuando-coño-je-vais-apprendre-à-boire-moins-et-à-ne-pas-faire-le-ridicule-en-soirée». Ça faisait des semaines que je ne sortais pas tard, et putain, qu’est ce que ça fait du bien ! Et la journée d’hier a déchiré sa race !
Pourtant elle n’avait pas super bien commencé. La première activité prévue a tourné court. On voulait visiter le musée d’histoire naturelle, le seul de la ville que je n’ai pas vu, et je me faisais déjà une joie de me promener dans des grandes salles poussiéreuses à souhait avec d’inquiétants animaux empaillés et des squelettes de dinosaures (je sais, j’ai vu trop de film). Mais évidement la réalité nous a rattrapé : c’était fermé, bâtiment en travaux.
Az semble ravi. Je lis dans son regard une envie d’aprèm cocooning devant la télé. Télé mon cul. Si tu crois que tu vas t’en sortir comme ça. Je me rabats sur une roue de secours. La dernière fois, j’avais pas fini de lui montrer la collection des Augustins. Direction donc rue de Metz. En rentrant dans le cloître du monastère, je me rends compte à quel point j’adore ce musée. Il s’agit sans aucun doute de mon musée préféré, probablement parce que j’ai cette illusion ridicule qu’il s’agit de MON musée et que je suis un des rares privilégiés à bien connaître ses trésors. Probablement aussi parce que le choix est lié à l’affection que j’ai pour l’endroit, et pas à la qualité intrinsèque de la collection.
Dans le cloître, les amandiers qui commencent à fleurir annoncent la fin de ce putain d’hiver. Je fais un tour rapide pour ne pas lasser Az. Pas le temps de saluer Salomé dans la salle de l’art Roman. On monte directement par le grand escalier monumental jusqu’au salon rouge, et là, comme toujours, je m’incline servilement devant Mehmet le conquérant. Ah, je suis une merde, et lui, comme avait noté ma sœur, quand je lui avais montré cette gigantesque fresque historique, lui, il fait partie de cette catégorie d’hommes qui rentrent dans les pièces en cassant les portes. Les murailles de Constantinople en l’occurrence. Le phantasme absolu.
On sort ravis du musée, Az a bien aimé. En rentrant, j’ai envie de faire l’amour à la ville. Bientôt huit ans que je suis ici, et je l’aime encore comme le premier jour. Quel endroit remarquable. Là aussi j’ai cette illusion ridicule d’être un des rares privilégiés à le savoir. On arrive à la maison et je laisse Az se reposer un peu, faut pas trop tirer de la ficelle. Surtout que ce soir on a des entrées pour le théâtre.
A 20 heures, on est douchés, peignés, habillés et customisés pour la soirée. En guise de warm up, une pièce de théâtre au TNT : une virée, d’Aziz Chouaki. Trois jeunes glandeurs se bourrent la gueule dans une banlieue d’Alger sur fond de Guerre civile.
J’appréhende un peu pour deux raisons.
1) Y a pas d’intrigue, ça peut vite manquer de rythme.
2) Ça risque d’être déprimant à souhait.
Finalement pas du tout. C’est drôle, c’est triste, c’est émouvant, je pleure même un coup. Le public aime aussi. Quand les lumières s’allument, la salle est en folie, standing ovation et tout.
Puis on repasse à la maison, histoire de se chauffer un peu en descendant quelques bouteilles, avant de partir voir Tiga à l’Inox.
Tiga à l’Inox ! Dans le même bâtiment que la Dune, la boîte la plus bof de Toulouse ! La salle est pleine de joli minets manifestement pédés. J’éprouve un certaine satisfaction à être entouré comme ça d’homos et à pouvoir embrasser Az à quelques dizaines de mètres à peine des rugbyman homophobes de la Dune. Surtout que je commence à être passablement éméché. Des gogos dancers au look improbable chauffent l’ambiance. Vive les paillettes ! Derrière moi j’entends un minet s’exclamer qu’on dirait le Babylon.
N’empêche, Tiga à l’inox, c’est un peu le début de la fin de l’électro : le point culminant est atteint, ça ne peut que redescendre… Ça me rappelle que j’ai vu mourir la House dans des boîtes à demi vides. Ça me rappelle aussi que je n’étais plus un ado quand j’ai vu l’électro envahir tous les clubs de Barcelone. A l’époque, je commençais déjà à me désintéresser lentement de la scène musicale. Pour la prochaine hype qui déboulonnera sur les pistes de danse européennes, je ne serai définitivement plus into the groove. Peut être que je ne comprendrai même pas la musique.
Tout ça ne me rajeunit pas, ni les jolis minets qui m’entourent, mais tan pis, je continue à danser sur le podium, and the music plays forever.
Je sors un peu déçu du cinéma et ça m'arrive pas souvent. Pourtant, d'habitude je suis assez emballé par les vieux films de science fiction.. C'était peut être pas la journée. D*, il fallait s'y attendre, est surexcité. Il nous fait son numéro rodé d'érudit (on l'aime por ça) : Le film est génial parce que l'acteur qui joue le vieux Black est un célèbre activiste gaucho d'Hollywood, alors que Charlton Heston est plutôt.. eeuhh.. pas trop à gauche. Son argument ne me semble pas super convaincant. Le film non plus ne me semble pas super convaincant. Je suis peut être un cynique sans moral, mais je ne trouve pas que transformer des cadavres en bouffe soit siiiiiiiii grave.
Et quelqu'un peut me dire d'où vient cette traduction ridicule du titre?
Ah!, la candeur et l'insouciance de mes jeunes étudiantes...
Ça me ferait presque devenir hétéro :
Date: Fri, 10 Mar 2006 10:32:14 +0100 (CET)
Objet: texte pour mardi
À: "Asbel
Mr,
je vous écrit afin de vous demander quelques explications à propos du texte de mardi prochain. Nous ne savons pas ce que c'est qu'une "Républica Federal" . Nous ne comprenons pas non plus ce que veut dire "ensanado con los democratas" ligne 16.
Dans le premier paragraphe on sait de quoi parler mais dans le second ça ne parle que de politique et on ne comprends pas trop.
Ma petite soeur vient encore de larguer son mec. Encore un coeur brisé dans son tableau de chasse!
Il faut que je l'avoue, elle me bat à plates coutures quand il s'agit de ramener des bogoss ténébreux et phantasmatiques à la maison. Je rends ici hommage à son goût irreprochable, à son art de la séduction et à sa science des sentiments.
Il était entrain de se rhabiller, assis sur mon lit. Sous la couette, je décide d'ouvrir les échanges, de façon certes pas très originale :
Moi- Alors, Je suppose que [pseudo à votre choix] c'est pas ton vrai prénom...
Lui- beh non, mon prénom c'est [prénom à votre choix].
Moi- Ah? et ça signifie quoi ?
Lui- Celui qui aime la religion, ou celui qui est aimé par la religion, ça dépend. Comme quoi mes parents n'ont pas très bien choisi. Mais bon... Toi non plus tu t'appelles pas Juan, je supose...
Moi- Non, je m'appelle Andreu. Ça vient du grec. Ça signifie le viril, l'homme par opposition à la femme. Comme quoi m'est parents n'étaient pas très inspirés non plus ce jour là.
Il semble surpris par cette dernière remarque. Et pourtant...
La révolution n'existe pas que dans les livres....
Mardi c'est Albi. Je suis un des rares à UFR d'espagnol à ne pas considérer une corvée de passer une heure en TER pour aller donner des cours dans notre satellite tarnais (je me demande comment ils feraient à Paris..). Du coup tout mon volume horaire est cédé à l'université de cette charmante petite ville.
Mais aujourd'hui, c'est Mardi, mais c'est aussi perturbation dans le réseau ferroviare. Et dans ces cas, on se serre les coudes. A midi, Mr M*, un prof du Salvador que j'ai vaguement croisé à la fac se propose de me ramener en voiture, ce que j'accepte volontiers.
Après les cours et un peu de manif, on rentre. Il a manifestement envie de parler, et je le laisse faire. Il me raconte en long et en travers combien il draguait à l'université, et les vestes qu'il se prenait parfois. Il pronnonce cette phrase qui me semble l'essence même de l'Amérique du Sud :
"-La première fois que j'ai été à Seville j'ai eu une impression extrêmement intense. Je savais que j'avais déjà été là bas"
Puis je commence à me faire chier. D'autant plus que j'ai très mal dormi la nuit d'avant et que la voiture produit sur moi un effet soporiphique. Et il n'en finit pas de me raconter un longue histoire d'amour avec une indienne qui a fini par épouser l'attaché culturel de l'ambassade de Suède. Alors que je suis à l'agonie, il me semble entendre ça :
" Et heureusement que mon frère a eu la présence d'esprit de l'appeler quand j'étais prisonnier au Chili..."
Je fais semblant de ne pas être surpris, alors qu'il vient de me tirer brutalement d'un état de semi-torpeur. Il présente la chose comme étant Vox populi, et effectivement je dois êttre le dernier con de l'UFR à ne pas le savoir.
Je réponds froidement :
"- ah bon?
- Oui, car c'est elle qui a réussi à me sortir du stade national...
Là, je n'arrive plus à faire le blasé.
- mais vous étiez au chili en septembre 73????
- oui, l'ambassade de suède a réussi à me sortir et m'a mis dans un vol pour la France..."
Boudu con. Je suis assis à côté d'un authentique révolutionnaire, qui a vécu dans la clandestinité pendant 2 ans au Salvador, avant de fuir au Chili, pays qu'il a dut à son tour quitter pour se réfugier en France.
Je suis bluffé.
Samedi soir, je reçois un coup de fil de ma directrice de thèse. Heureusement il ne s'agit pas de mon travail. Ouf. C'est au sujet du professeur invité qu'on accueille ce moi-ci. Ce serait bien si je lui montrais la ville, demain. Il faut bien s'en occuper des invités, c'est le prestige du labo qui est en jeu.
J'accepte. Mon dimanche est foutu.
A quatorze heures je passe la prendre à sa résidence (il s'agit d'une femme). Elle m'attend déjà en bas. En lui serrant la main, je remarque un gros signe ostentatoire d'appartenance religieuse autour du cou. J'ouvre comme je peux le dialogue :
- alors, qu'avez fait de beau ce matin? il faudrait pas que je vous amène à des endroits que vous connaissez déjà...
- Oh, rien. J'ai juste eu le temps d'aller à la messe à St Sernin...
Je sens alors que mon dimanche va être funky.
Dans une de mes scènes préférées de The Hours, le personnage joué par Meryl Streep, surmenée, rentre dans une fleuristerie et commande des tonnes de bouquets comme dernier rempart contre la crise de nerfs.
Hier matin je pensais à cette scène, alors que je traînais péniblement le chariot parmi les couloirs d’un Auchamp bondé, dégoûté de dépenser ainsi mon Samedi. J’ai alors cette révélation, qui me tire de la torpeur : il nous faut ABSOLUMENT un vase, pour pouvoir y mettre des fleurs. Je me rend compte au regard moqueur de mon homme à quel point mon caprice relève de la folle attitude la plus authentique. Je me souviens que le salaud a fait 30% au gay o meter, la moitié que moi. Rien à foutre. J’assume. Je le veux ce vase. Ras-le-bol d’acheter que des choses utiles. Malheureusement, à Auchamp ils n’ont pas de vase. Je suis inconsolable.
Après le déjeuner, mon homme part tracter avec des camarades du parti. « Je suis de retour dans une heure et demi». A d’autres. Il me l’a déjà fait ce coup là. Je table sur une absence approximative de 3 heures. Je m’organise. J’envoie un post. Je corrige des copies. Le temps passe et je commence à être énervé. Quand je suis énervé, je fais le ménage, et quand je fais le ménage, je m’énerve. Je commence à détester le Parti. Je déteste aussi mon homme. Il est engagé, motivé, militant, et foncièrement gentil alors que moi j’ai du mal à me sentir concerné. J’ai pourtant essayé. J’ai adhéré moi aussi. Mais j’ai l’impression que mon militantisme est mort né. Qu’est ce que c’est chiant de tracter et de coller des affiches! Et qu’est ce qu’ils sont chiants tous ces militants notabilisés à l’égo surdimensionné qui s’écoutent parler en AG!
A 18 heures, je suis toujours à la maison, mon Samedi semble définitivement foutu. Aujourd’hui j’ai fait les courses et le ménage, le pied. Avant de sombrer dans la dépression, je décide d’aller craquer ma carte bleue à la Fnac. C’est ma façon à moi de construire un monde meilleur. J’en sors avec un beau livre d’art très cher et des BD. Tan pis, il faut se faire plaisir dans ces cas là.
Je rentre à la maison. S’il n’est pas là, je le tue. Mais il est là. Et le salaud a tout prévu. Sur la table, il y a un cadeau. S’il pense m’avoir comme ça. J’ouvre, c’est un vase. Mon homme est adorable. Je craque.
Déjà samedi matin et je n'ai pas corrigé une seule copie. J'appréhende. Quelles surprises me réservent les commentaires d'histoire contemporaine espagnole? Ou plutôt, quelles surprises me réserve la copie de M*, retraitée, ancienne prof d'histoire en secondaire, le cauchemard de n'importe quel jeune enseignant?
Serieuse, motivée, elle est inscrite en DEUG d'espagnol, et préfère passer quelques modules par an pour "faire les choses bien et ne pas bâcler les enseignements". Cette année est consacrée exclusivement aux modules d'histoire, ça devait tomber sur moi. Elle emploie tout le temps libre dont peut disposer un retraité à ingurgiter des ouvrages et a fait plusieurs fois le tour de la maigre bibliographie que j'avais donné en début d'année. Ses questions en cours m'obligent a effectuer des pirouettes dialectiques pour cacher mon ignorance. Ses copies sont un condensé de culture encyclopédique qui défient à chaque paragraphe les connaissances solides mais non exhaustives que j'ai sur le sujet. A quoi je pensais quand je me suis proposé de corriger tout ce qu'elle me rendrait? Je serai ravi, je lui avais dit. Ravi mon cul.
Et les autres étudiants qui continuent de confondre absolutisme et monarchie parlementaire... D'ailleurs, c'est méchant, mais je ne résiste pas à la tentation de livrer un bêtisier hebdomadaire. Le coup de coeur de cette semaine est attribué à cette introduction, pour sa précison conceptuelle et la solidité des connaissances affichées :
"Le XIXème siècle en Espagne est un siècle très compliqué où le pays connaît beaucoup de problèmes et le pouvoir change souvent".
Au moins elle à l'art d'éviter l'erreur et de rester dans le juste.
Enfin mon radioblog.
Les manipulations que j'ai effectuées ces derniers jours sont aussi cryptiques pour un littéraire comme moi que la formule de la pierre philosophale.
Mais avec d'enormes doses de patience et d'empirisme et l'aide inestimable du tutorial de krop ([www]) , j'y suis arrivé. Un petit merci aussi à Olivier.
ART XI. La libre communication des pensées et des opinions.
La semaine dernière je faisais semblant de travailler à mon bureau, quand une agitation anormale dans la rue m'extrait de mes pensées. Tiens donc, une manif étudiante, ça va être drôle, je vais profiter du spectacle au lieu de bosser. Je m'installe donc à la fenêtre comme beaucoup de mes voisins et je regarde.
Le cortège arrive à ma porte, et là, c'est le drame. Une bousculade éclate, dont je n'arrive pas à saisir la cause. Les flics en profitent pour taper un peu à droite à gauche sur les manifestants avec leurs matraques. Ils embarquent, de façon aléatoire, un jeune dans le fourgon. Le cortège s'arrête. Les manifestants font un blocage et réclament "la libération de leur camarade". Ils deviennent presque raisonnables : il y a deux ans, ils avaient voté l'abolition du capitalisme...
La situation me semble marrante, je décide de prendre quelques photos en souvenir. Je sors l'appareil numérique et je m'exécute. Puis l'affaire commence à stagner et finit par me lasser. Impossible de travailler avec des slogans révolutionnaires scandés sous ma fenêtre. Au bout d'une heure je décide d'aller faire un tour. Surprise, un flic m'attend à la porte. Il me demande "gentiment" si c'était moi le malin qui prenait des photos à la fenêtre tout à l'heure puis m'ordonne d'aller chercher l'appareil si je ne veux pas passer la nuit au poste. J'obéis, et en remontant, énervé, je me demande si le con va me confisquer l'appareil ou même s'il va être assez bête pour chercher à enlever la pellicule.
Heureusement il a déjà vu un numérique et se contente de me faire effacer les photos devant lui. J'en sauve quelques unes. Tiens, maintenant t'es en ligne, et sur un site gay. Et je ne vois toujours pas en quoi c'est une menace pour l'ordre public :
Asbel, prince impérial de Péjite, qui le lui gentiment prêté.
Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte.
Ça aurait pu être aussi :
L'Homo Asbelus a son Oueb-univers :
L'Homo Asbelus aime les statistiques :
Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :
Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :
L'Homo Asbelus aime la musique :
Pochettes clickables...
RADIOBLOG
"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"
RADIOBLOG
"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)