A mon plus grand regret, mon homme a remplacé son addiction à la télé en générale et aux chaînes d'information en particulier par une nouvelle drogue : Ebay. Au moins, pendant qu'il suivait en direct les débats parlementaires ou les auditions des comissions d'enquête, je pouvais surfer sur le net tranquilement. Maintenant il squate pendant des heures l'ordi en attendant la clôture de chaispasquelle enchère. Résultat, je ne lisais autant depuis mes nuits d'ados ou les vacances à la plage.
Hier, dans un livre sur les reines oubliées de l'Islam, j'en arrive à un chapitre sur une esclave mamelouk devenue sultane à la place du sultan. Et dans ce chapitre, à ma grande surprise, un passage sur les moeurs des mamelouks, chaste militaire composée d'esclaves Turcs affranchis. On apprend que les eunuques jouaient un rôle important dans l'education de ces soldats, et que parmi leurs obligations, ils devaient "faire de parechoc entre les mamelouks jeunes et les adultes pour empêcher l'homosexualité".
L'ordre choisi est amusant. En plaçant d'abord les jeunes, ondirait que ceux-ci languissent à l'idée de se faire visiter par leurs aînés.
Dimanche c'est cuisine, dit un vieux proverbe uraniste que mon homme et moi essayons de suivre le plus souvent possible.
Hier c'était le tour du cassoulet, spécialité incontournable de notre région, que mon homme, bien que vivant à Toulouse depuis cinq ans, n'avait jamais goûté. Eh oui, difficile de trouver dans les restos du cassoulet sans porc... Nous décidons donc d'accorder la recette aux préceptes du prophète en remplaçant la viande interdite par du mouton et une sorte de saucisse halal qu'on a été acheter à Arnaud Bernard. Ces saucisses auchaispauquoi, c'était plus pour l'esthétique du plat que pour le goût qui honnêtement est assez fade. Sinon le plat fut un succès. Nous avions juste oublié que le cassoulet demande beaucoup d'heures de cuisson et nous nous sommes enfin mis à table à 23 heures.
J'ai pratiquement enchaîné deux relations longues. la première a duré cinq ans, la deuxième est partie pour. Ainsi, mes périodes de chasse intensive ont duré fort peu, et je n'ai que très rarement croisé des partenaires d'une nuit. En tout cas je n'en avais jamais croisé dans une situation ou nous étions forcés de nous parler, et cela jusqu'hier soir.
Quelle a été ma surprise quand, au début d'une AG de section, je vois débarquer ce nouvel adhérent. Nos regards se croisent, on baisse immédiatement les yeux. Je me retourne vers mon homme, histoire de le prévenir qu'il n'est plus le seul beur pédé de la section, et que sa place dans les forums citoyens sur la discrimination risque d'être compromise. D'autant plus que le nouveau venu semble avoir une grande gueule...
Puis je plonge dans mes souvenirs, m'interrogeant sur l'embaras commun entre deux partenaires d'une nuit. En l'ocurrence, il s'agit de deux nuit là, et c'est vrai que nous avons les deux des raisons d'être embarassés. Moi, parce que même s'il m'avait pas trop emballé la première fois, (il était bien foutu, et bien monté, mais il avait cette horrible tendance à parler et à tout diriger au lit), j'avais accepter de le revoir. J'ai pas réalisé mon erreur jusqu'à ce qu'il se retrouve dans mon lit, et, n'éprouvant aucun désir, je débande sec. Lui, parce que pour me draguer il avait débité mensonge sur mensonge. Il affirmait qu'il était agrégé de philo, puis me baratinait avec des platitudes philosophiques que même un ignorant comme moi, qui a fermé ses livres de philosophie en terminal, trouvait douteuses.
Le côté positif de tout ça : j'ai pu jeter un coup d'oeil sur sa fiche d'adhésion et vérifier enfin qu'il n'était pas prof mais mythomane.
Ça fait pas si longtemps que je traînais avec une dégaine pas possible dans les cours de DEUG de la fac de lettres, mais j'avais oublié à quel point on peut être (je pouvais être) naïf voir carrément con.
Hier les syndicats étudiants de la fac, certains plus que d'autres, ont a nouveau fait preuve d'un graaaand sens des responsabilités. On leur avait pourtant expliqué la situation : l'intersyndicale du personnel enseignant, administratif et technique de la fac avait voté à l'unanimité la grève pour mardi et jeudi après-midi. Ce n'était donc pas la peine de barricader la fac de haut en bas, en sortant tout le mobilier (et en l'abimant au passage) pour dresser des barrages et de véritables check points pseudorévolutionnaires. Surtout qu'hier matin devait être un journée de sensibilisation, où les profs devions faire des speech en cours, des débats, etc....
Rien à faire, sous le coup de l'enthousiasme, où de la bêtise, les étudiants grévistes ont activé dans leur cerveau le seul logiciel dont ils diposent en cas de grève, et ont fait pire que jamais. Ils ont soudé les grilles, ont plastiqué de sillicone toutes les serrures et ont tagué la moitié des UFR.
Du coup, il n'y a pas eu de journée de sensibilisation, les 90 % d'étudiants qui ne se sentent absolument pas concernés, en voyant les barricades, ont profité pour partir en week end prolongé (pourtant c'est eux et pas moi qui auront un contrat de merde en finissant leurs études), et le profs nous sommes un peu refroidis. Déjà que la fac de lettres survit grâce aux quelques miettes que veut bien laisser tomber l'état, si en plus les étudiants commencent à tout casser....
Tan pis pour eux et tan mieux pour moi, je vais pouvoir mater des pornos en attendant mon homme.
Ben voilà,
Quelques semaines déjà que je lis vos blogs, il fallait un jour se lancer. Bonjour à tous, donc.
Pourquoi aujourd'hui?
Parce qu'hier je suis rentré de Naples, où mon homme et moi avons fêté un an de vie commune, et que je me retrouve à nouveau avec cette énorme et indécente quantité de temps libre dont disposent les thésards,
Parce que je refuse de passer à nouveau les journées à faire le tour du pâté de maisons en attendant que mon homme rentre du boulot, parce que lui il a un vrai boulot,
Parce que l'université est en grève, et le peu d'heures de cours hebdomadaires que je dois assurer vient de sauter, et apparemment c'est parti pour un bout de temps,
Parce que ce matin j'ai eu un rendez-vous chez ma directrice de thèse, qui était incompréhensiblement fort contente de mon travail, ce qui me permet d'arrêter de travailler jusqu'à la veille de notre prochain rendez-vous...
et surtout parce que j'en avais envie.
Aujourd'hui j'ai passé un peu trop de temps à remplir l'interrogatoire inquisiteur du site, je tenterai de faire plus long la prochaine fois.
Asbel, prince impérial de Péjite, qui le lui gentiment prêté.
Il fallait que le surnom renvoie à un des personnages qui ont bercé mes nuits d'ado et de jeune adulte.
Ça aurait pu être aussi :
L'Homo Asbelus a son Oueb-univers :
L'Homo Asbelus aime les statistiques :
Don JOSÉ MARÍA AZNAR LÓPEZ, retraité, ancien président du gouvernement, ancien inspecteur des impôts, légionnaire du Christ et dépositaire de la mémoire du Caudillo, emploie dorénavant son temps libre et ses dons en comptabilité à surveiller mes visiteurs :
Il profite aussi de sa retraite pour bûcher son anglais. Jugez-en vous même :
L'Homo Asbelus aime la musique :
Pochettes clickables...
RADIOBLOG
"Wake up! Wake Up! On a saturday night!"
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"E'pain is different" (dixit Manuel Fraga, un jour où il était inspiré.)